‹ L'État Du Sang Dans La DiphtérieChapitre 23 sur 46 · EH ER · texte numérisé non relu

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constante et l’hyperazotémie fréquente. Tandis que les courbes de la glycémie et de la cholestérinémie évoluent parallèlement, la courbe de lazotémie évolue

en sens inverse.

Tandis que au cours de la convalescence, la cholestérinémie augmente et s’élève au-dessus de la normale, la glycémie et l’azotémie redeviennent normales. Au moment de la guérison, le taux de la cho-

lestérine du sang retombe à 1 gr. 60.

Confirmant le résultat de ses observations par une étude anatomo-pathologique et expérimentale, Donato observe au niveau des cortico-surrénales de sujets morts de diphtérie maligne, des altérations consistant macroscopiquement, en hémorragies intra ou péri-capsulaires, microscopiquement en lésions cellulaires importantes, pouvant aller jusqu’à la dislocation des travées cellulaires des couches de la corticale, par les suffusions hémorragiques. Quant à la médullaire, elle apparaissait le plus souvent saine. Le dosage de la cholestérine des surrénales de cessujels, a donné à Donato les résultats suivants (nous le citons textuellement) :

«Il ya un parallélisme constant entre la cholestérinémie et l’activité lipoïdique des cellules de la corticale, suivant les étapes et les degrés de gravilé de l’intoxication diphtérique. |

La teneur du parenchyme cortico-surrénal en cholestérine très variable est également très abaisste à

la période terminale des diphtéries malignes mor

telles où elle se traduit par une hypocholestérinémie extrême. »

« La cholestérine du sérum sanguin paraît être en rapport direct et constant avec les variations de la cholestérine des surrénales aux différentes périodes et aux divers degrés de la maladie. »

Au cours de l’intoxication diphtérique expérimentale chez lecobaye et le lapin, par injection de toxine, on assiste d’abord, quelques heures après l'injection, à une hypercholestérinémie qui peut être très marquée, et à laquelle succède la phase d’hypocholestérinémie, qui va en s’accentuant jusqu’à la mort,

Donato étudie également l’action des affections intercurrentes et constate qu’elles ont pour effet d’abaisser encore le taux de la cholestérine sanguine ; les chiffres les plus bas trouvés par lui, le furent au cours d’une septicémie streptococcique venant compliquer une diphtérie maligne.

Au moment des accidents sériques, l’hypocholestérinémie serait constante.

Au cours des paralysies diphtériques, l’hypercholestérinémie est très fréquente et serait d’un bon pronostic. Au contraire, l’extension de la paralysie s'annonce par une chute de la cholestérinémie ou coïncide avec elle.

Au cours de la vaccination des enfants par l’anatoxine, il y a dans les heures qui suivent chaque injection, une légère hypercholestérinémie transitoire, puis une phase d’hypocholestérinémie suivie par une nouvelle phase au cours de laquelle la cho=+

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lestérine est de nouveau en excès dans le sang, phase réactionnelle qui précède le retour progressif à la normale. Fa

Chez les porteurs de germes, dont le Schick est négatif, il y aurait hypercholestérinémie ; chez ceux dont le Schick est positif, il y aurait au contraire hypocholestérinémie.

En résumé, pour Donato, l’hypocholestérinémie que l’on trouve au cours de la diphtérie serait en grande partie causée par linsuffisance surrénale.

Lesné, Zizine et Mlle Sylvestre dans leur travail sur

le taux de la cholestérine sanguine chez l’enfant, se

rattachent en ce qui concerne la diphtérie aux conclusions de Lereboullet et ses élèves.

Résultats de nos recherches.

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