‹ L'État et la MerChapitre 65 sur 93 · END · texte numérisé non relu

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calquent pour ainsi dire sur les faits qui viennent d’être éxposés, et en ont suivi la même évolution.

« Historiquement, dit M. DE LAPRADELLE, la met a été « soumise à trois régimes : es unius, puis res nullius, enfin «res communs, c'est-à-dire (les jurisconsultes du jus gentium , « aiment à parler latin) : choses d’un seul, puis de personne, « enfin de fous. » re Les peuples anciens et ceux du début du Moyen-Age veulent sut mer comme sur terre le commandement exclusif, et désirent y étendre leur droit de souveraineté, à l'exclusion des autres pays. Déjà les Grecs avaient autrefois imposé au roi de Perse de ne pas approcher ses flottes près de leurs côtes. En 348 avant Jésus-Christ, un traité conclu entre Rome et Carthage contenait les stipulations suivantes : « Les Romains ne navi- « güeront pas au-delà du promontoire Kalou, à moins d'y être « contraints par la tempête ou par l'ennemi. Si quelqu'un d’eux « est forcé de franchir cette limite, 1l ne pourra ni rien vendre, « ni rien acheter, si ce n’est pour la réparation des navires « où pour le culte des dieux, et il devra, dans les cinq jours, « quitter ces parages !. » On a vu précédemment les prétentions des villes de Gênes, de Pise, de Venise. C’est BURGO qui présente les arguments juridiques en faveur dt monopole de Ja République de Gênes sur la Mer Ligurienne ?. Aussitôt, Théodore GRANSWINCKEL proclame la liberté et éctit soti « Vindicié « adversus Petrum Baptistam Burgum Ligustici maris domimir « assertorem » contre le monopole des Gênois et leur porteparole BURGO. C'est Julius Pacrus, chevalier de Saint-Marc, qui est chargé de soutenir les prétentions vénitiennes dans la lutte contre celles du roi d'Espagne : et il démontre en trois. points que la mer Adriatique n'appartient qu’à Venise, parce qu'il y a prescription, parce qu'il y a des droits... De son côté, Jean SrraucHIus déclare que la mer peut être susceptible de

1 POLYBE, cité pat M. VALÉRY, p. 1, note 1. Le pape Alexandre IIT et la liberté des mers. Extr. Rev. Gén. Dr. Int. Pub., Mars-Avril 1907.

? BURGO, « de dominio Sereniss. Genuensis reipublicae in mari Ligus: fico ». —

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