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propriété et de souveraineté ; il remonte à Noé lui-même qui aurait commencé la prescription de la mer (depuis plus de... trente ans) ; en réalité STRAUCHIUS n'écrit qu'un ouvrage inutile, où il démontre en vain ce qui est déjà admis. Mais d’autres auteurs, comme l'Abbé GaALLrANI dans son « De Doveri de principr neutrali », proclament l'impossibilité de garder la mer. Lors de l’époque des grandes découvertes, les peuples qui avaient la maîtrise de la mer — Espagnols et Portugais — sont obligés, dans leur désir de monopole, de faire appel à l’intervention pontificale. ALEXANDRE VI, qui fut élu pape l’année où Colomb arriva en Amérique, traça une ligne du pôle arctique ‘au pôle antarctique, à cent lieues du Cap-Vert et des Açores. Les régions découvertes à l'Ouest seraient à l'Espagne, et celles découvertes à l'Est appartiendraient au Portugal. En 1494, le traité de Tordesillas reculait la ligne de démarcation à 370 lieues des îles du Cap-Vert ; et dix-huit ans après la découverte de l'Amérique, naïssait le débat sur la justification des prétentions soutenues ! Cette intervention des Papes est en quelque sorte normale : c'était la seule puissance internationale à cette époque. À l'avènement d'ADRIEN IV, par exemple, on avait pu voir Henri II d'Angleterre demander au Pape l'autorisation de faire la conquête .de l'Irlande, car, de droit ancien, remarque Jean DE SALISBURY, dans son Metalogicus, « en vertu de la donation de Constantin, toutes les îles appartiennent à l'Eglise romaine ? ». Un autre pape, MARTIN V. avait concédé au roi de Portugal, don Henri, les pays à découvrir du cap Bogador et du cap Noun jusqu'aux Indes. NicoLAS V avait accordé aux Portugais un droit de domination sur les Sarrasins, et en 1455, le droit d'occuper les territoires de la côte Occidentale de l'Afrique #.
4 Voir thèse BAUMEL, Montpellier 1031, Le droit international Public, la découverte de l'Amérique et les théories de Francisco de Vitoria.
2 Voir NvS, Publhcistes espagnols, p. 538. R. D. I.
3 Bulle de Nicolas V ( « Rome 6 des Ides de janvier de l’an 1454») donne au roi de Portugal et à l’Infante Henrie l'empire de la Guinée et le.pouvoir de subjuguer.les nations barbares de ces contrées, défendant à toute autre nation d'y aller sans la permission des Portugais. — TEIB- NIrZz, Codex jur. gent. diplomat. a. 165 et 203; r