‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 146 sur 309 · EE · texte numérisé non relu

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indestructible, [l ne se trouverait pas cinquante députés pour me reprocher d'avoir été un peu extra-constitutionnel.

Je sais bien, et je le dis, que c'est beaucoup plus facile écrire qu à faire. Si j'étais le personnage que j'ai dit, je recu lerais peut-être devant ces mesures parce que je verrais uné grosse difhculté.

Pour faire l'opération décrite ci-dessus, 1l faut un régime fort et dont la force réside dans les hommes qui défendent son principe essentiel. Entre 1885 et 1895, cette opération aurait été relativement facile. En 1923, le malheur veut que les hommes qui défendent ardemment le principe républicain ne sont pas seulement républicains : ils sont socialistes, ce qui rend l'opération financière prodigieusement difficile: Néanmoins, on pourrait constituer en France un large bloc républicain pour soutenir une pareille entreprise. Maïs i faudrait amputer les partis républicains sur leur gauche. Cette amputation est tr s difficile, parce que la République a une p'ulosop je, une métaphysique, qui la lie presque indissolu lement au socialisme, et même à l'anarchie. Si bien que l'on ne sait pas où faire la coupure.

Il y a bien un moyen : c'est de faire la coupure à l'endroit où les républicains cessent d'être patriotes, ce qui a été pro’ posé par M. Poincaré. Mais Aristide s'est fait un demi-succès, et presque un succès, en proclamant que la question nationale ne sera pas posée.

Je reconnais que le problème est vraiment difficile pout les répuhlicains. Je ne me charge pas de le résoudre pour eux. Je leur répète qu'il n’y a pas de solution en dehors des movens que je leur indiquais tout à l'heure, à l'application desquels nous traraillerons avec eux ou sans eux, parce qut nous sommes patriotes d'abord.

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