SOLUTIONS RÉPUBLICAINES
Si j'étais le chef du gouvernement républicain, voyant le péril certain où l'élection met la Nation, l'État et la République elle-même, je n'hésiterais pas une minute :Je mettrais la République, l'État et la Nation à l'abri de l'élection pendant le temps nécessaire au redressement financier :
Je prorogerais les Chambres pour une durée indéterminée (ce ne sont pas les motifs qui manquent) ou pour une durée limitée, renouvelable : ainsi les députés et sénateurs seraientils à l'abri de la terreur de la non-réélection ;
Je demanderais ensuite aux Chambres pleins pouvoirs pour le gouvernement en ce qui concerne les finances, ce qui mettrait le gouvernement à l'abri des pressions parlementaires ;
Enfin, je convoquerais une commission non parlementaire que je chargerais de résoudre toutes les difficultés financières, afin de détourner sur des personnalités non parlementaires les rancunes possibles d’un certain nombre de Français.
Il me faudrait deux ou trois ans pour prendre les mesures utiles. Les choses difhciles étant faites, je dissoudrais les Chambres, et je les enverrais devant le pays. Les députés et sénateurs sortants reviendraient avec une majorité écrasante, qu'ils obtiendraient en déclarant que la République a sauvé le pays du péril financier comme elle l'a sauvé du péril allemand. J'aurais tout le pays avec moi, et la République serait
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