INTRODUCTION XXXI
À. — Il faut voir l'ensemble du problème — Pourquoi ?
Le problème qui nous occupe doit être dit : financier et monétaire, parce que, lorsqu il s'agit de l'État, le problème financier ne peut être détaché du problème monétaire et réciproquement. On ne peut rien faire de sérieux si l'on étudie l’un sans l’autre, et nous allons dire pourquoi.
D'autre part, la situation nous oblige à chercher les solutions générales et particulières en fonction du problème général et total. Le problème budgétaire ne peut être séparé du problème de la rente, et réciproquement. On ne peut rien faire de sérieux si l'on étudie l’un sans l’autre, et nous allons dire pourquoi.
Le problème se trouve ainsi un et multiple.
Il est un, parce que la seule question vraiment intéressante pour un État est celle de son Trésor, dans lequel il faut tou- Jours trouver un excédent. L'Etat doit dépenser moins qu'il ne reçoit régulièrement, que ce soit pour une cause ou pour une autre. C'est, pour lui, le commencement et la fin de la sagesse.
Le problème est multiple, parce que le Trésor de l'Etat est alimenté de diverses manières, et que l'effet de ces diverses manières est très important sur les sorties à prévoir. En effet, le Trésor est alimenté :
19 par l'impôt :
29 par l'emprunt à long terme ;
3° par l'emprunt à court terme :
ce qui est particulièrement important dans le temps où nous sommes, attendu que la dette à long terme est de 150 milliards et la dette à court terme de 130 milliards.
Il y a donc, dans le problème général, trois problèmes particuliers, qui doivent recevoir chacun leur solution parti-
sur l'État-o était comptée pour zéro dans les opérations de change. Mais, dans:ce cas, on serait en période d'inflation violente, et la dévaluation deviendrait impossible à cause de la rapidité de l'inflation.
Pour un pays dont la monnaie est très loin du pair, la seule politique monétaire possible, permettanttousles mouvements, avec toute la souplesse désirable, est celle par laquelle on organise une tendance peu accusée vers l'amélioration de la monnaie de papier et l'on crée une monnaie de compte idéale, rapportée à l'or, grâce à laquelle on peut gagner le régime de l'étalon or effectif avec le moins possible de secousses. Le raisonnement l'indique : l'expérience a montré, en Allemagne, en Pologne, et ailleurs, que c'est le système le plus souple, le plus maniable et le plus efficace.
Avec cette vue, nous abordons les problèmes financiers particuliers, et, considérant l'année 1925, dans le deuxième semestre de laquelle se pose le plus redoutable problème de trésorerie, nous disons :
[. — Le problème le plus urgent est celui de la Trésorerie. Il y a 4 milliards à rembourser en juillet, 8 en septembre et 8 en décembre : l'État ne peut pas les rembourser, parce qu'il n'a aucun moyen de remboursement. La solution est donc de provoquer un très vif mouvement de renouvellement de tous les Bons venant à échéance.
Le seul'moyen peu coûteux d'obtenir ce renouvellement, c'est d'offrir aux porteurs un avantage net : il faut ae aient la certitude que leur capital va reprendre sa puissance
d'achat. Il nous faut donc mener une politique de reprise du franc.
: , : f IL. — Pour obtenir une remontée du franc, il faut D ; à u da certitude que l'État remboursera les avances que la Banq