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C. — Le budget. — La réduction des charges de l'État

Le plus sot des parlementaires sait que là première question qui se présente alors est celle du budget, et que tout l'art du ministre des Finances est d'équilibrer le budget.

Mais ministre et parlementaires conçoivent en général le problème du budget à rebours : ils cherchent des recettes pour faire face aux dépenses. Une saine politique budgétaire se demande au contraire quelles sont les recettes possibles, et ordonne ses dépenses d'après ses recettes, sauf, naturellement, lorsque la guerre ou quelque grande catastrophe

viennent rendre vaines toutes les prévisions budgétaires.

Ceci posé, il n'y a rien à dire sur le budget, sauf ceci que l'établissement d'un budget bien ordonné est difficilement conciliable avec le fonctionnement du régime parlementaire, où les partis poussent aux dépenses pour les besoins de leurs partisans. Maïs nous raisonnons ( pour les finances d'un dictateur », comme dit M. Ernest Tisserand.

En 1925, le budget présente de graves particularités ? quiconque l'examine avec la volonté d'aboutir au redressesement financier total constate que les charges annuelles de l'État sont beaucoup trop lourdes, même après la réduction qui est la conséquence de la cession des monopoles, même après les plus fortes réductions de dépenses. En effet, on constate que la dette générale crée pour l'État une charge annuelle qui approche de vingt milliards, soit, en francs-or, l'équivalent du budget total d'avant 1914. Il suffit d'énoncer ce fait, sous cette forme, pour faire comprendre qu un budget régulier ne peut supporter une pareille charge, et qu'une nation appauvrie ne peut pas payer à ses rentiers une somme Cinq fois plus forte que celle qu'elle leur payait avant la guerre.

Lorsque l'on recherche la raison de cette charge excessive, on constate tout d'abord qu'elle vient, naturellement, des emprunts de guerre et de reconstruction, mais surtout des taux excessifs auxquels l'État a emprunté à ses nationaux depuis 1914. Il ya là une indication pour la réforme à opérer: l'intérêt de l'État et la justice exigent une rectification Sur CE point.

Pour résoudre le problème posé, les socialistes proposent l'impôt sur le capital. Cette proposition manque totalement de sérieux. j

L'impôt sur le capital qui, pour être efficace, devrait Pr0" duire environ 150 milliards, est inapplicable. Un impôt ei le capital est d'ailleurs la dernière expression de l'imbécilité :

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