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EFFICACITÉ DE L'ACTION EXTRA-PARLEMENTAIRE

On a le droit d'être inquiet pour la production française lorsque l'on voit l'esprit de parti produire cet étonnant ministère. On verra bien. Et ce que l'action extra-parlementaire a déjà fait, elle pourra le refaire. Or elle n'a pas été inutile. Voulez-vous voir ses résultats, au moins sur quelques points ?

Il y avait la semaine dernière un ministre des Finances dont l'imprévoyance et l'incapacité étaient devenues incontestables ; le Parlement avait été d’une patience inlassable avec ce ministre : en dehors du Parlement, on a réclamé la démission du ministre. Interprétez comme vous voudrez les incidents de la semaine dernière, le ministre ne revient pas. C'est déjà un résultat.

Le même ministre préparait des lois et des décrets à faire dresser les cheveux sur la tête. En particulier, il avait déposé, de concert avec ses collègues de la Justice et du Commerce, un projet de loi qui interdisait aux Français de pratiquer l'honnêteté entre eux. Le projet de loi aurait été transformé en loi en une fin de séance, quoiqu'il eût soulevé de vigoureuses protestations en dehors du Parlement. Le ministre part, et le projet de loi avec lui.

Il faut ajouter que, malgré la campagne engagée rue

Geoffroy-Marie, et qui était destinée à appuyer l'opération, ce projet de loi était déjà abandonné quelques jours avant le départ du ministre. C'est un autre résultat.

Et l'on voit venir aux Finances M. François-Marsal, ce qui donne quelque espérance aux partisans de la saine monnaie. Je ne sais quelle est la signification de la présence de M. François-Marsal aux Finances. Gauche? Droite? Maurras posait la question hier. Bien fin qui donnerait une réponse. Mais ce que l'on sait, de science sûre, c'est que M. François- Marsal siégeant aux Finances, cela veut dire : plan d'assanissement financier : transformation de la dette : remboursements réguliers à la Banque de France ; assainissement monétaire. Il n'est pas superflu de rappeler encore une fois que nous devons à M. François-Marsal l'arrêt de l'inflation en 1920 ; c'est grâce à lui que le petit pain d'un sou ne coûte pas 100.000 francs, ce qui est un bien inestimable.

M. François-Marsal, ministre, réalisera-t-il le plan de

M. François-Marsal, rapporteur général de la Semaine dela

Monnaie, que chacun pourra relire dans l'ouvrage la Polttique financière et monétaire de la France? La question peut être posée. On ne devra pas oublier que la réponse ne dépendra pas du seul ministre des Finances. Elle dépend de l'en semble du ministère, et de son chef tout d'abord. Et des partis ensuite. Comment le nouveau ministre des Finances réagirat1l lorsqu'il trouvera devant lui les partis, qui n'ont aucun enthousiasme pour les projets d'assainissement financier? Ceci n'est pas un problème technique.

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