‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 239 sur 309 · CS TP · texte numérisé non relu

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Discours d'Herriot, de Clémentel, de Loucheur, de Caillaux et d'autres. Que vous en reste-t-il en ce qui touche l'objet des débats? Pas grand'chose. Presque rien.

Pour ma part, j'ai lu ces discours avec la plus grande attention, avec la volonté de trouver une indication nette sur une politique de redressement financier. Je n'ai absolument rien trouvé qui puisse être retenu. Hors l'idée confuse du retour à l'or, monnaie de compte ou monnaie effective, sur laquelle ces messieurs retardent de quatre ans sur nous, il est impossible de trouver une idée directrice dans les discours des chefs radicaux.

Le gouvernement a bien pris une mesure, là suppression du bordereau de coupons, mais c'est une mesure négative. Aucune mesure positive n'apparaît. [| n'y a pas de recette, dit M. Clémentel ; nous faisons ce que nous pouvons. Voilà une déclaration qui rappelle celle que nous avons faite cent fois dans ce journal : il n'y a pas de solution technique applicable si l'on ne trouve d'abord la solution politique. Mais, le remède politique étant trouvé et appliqué, il y a une technique des opérations que l'on peut parfaitement esauisser dès aujourd'hui.

Les membres du gouvernement et leurs amis se taisent sur les remèdes politiques, et 1ls sont silencieux sur les opé. rations techniques. Il est vrai qu'il leur est difficile de faire le procès de leur propre politique. [ls s'en tirent en faisant le procès de la politique de leurs prédécesseurs, et en se plaignant de l'opposition qu'ils accusent du mal présent. Les discours de cetté semaine, ce n'est guère autre chose. Ce n'est pas moi, dit M. Edouard Herriot, c'est lui. Et 1l désigne Poincaré. Et ses amis l'appuient, et dénoncent ( l'abominable campagne ? que mène l'opposition contre la politique financière du gouvernement. Suivent quelques autres griefs,

comme l'évasion des capitaux, la spéculation et autres farces.

IT

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