LES SOLUTIONS
Il n'y en a pas dans le régime parlementaire. On a pu vivre financièrement, tant bien que mal, avec le régime parlementaire, tant qu'il n y a pas eu de difhcultés financières sérieuses. Dans la grande crise d'aujourd'hui, dont la solution exige de très grands efforts, c'est impossible. On marche avec sûreté vers la banqueroute.
De bons Français espèrent qu’une dissolution, suivie de bonnes élections, nous remettrait dans la bonne direction. Qu'ils abandonnent cette espérance. Comment veulent-ils que Millerand, Poincaré, ou tous leurs amis du Bloc national, fassent aujourd hui ce qu'ils n'ont pas pu faire en quatre ans, avec tous les atouts en mains ?
Il n'y a absolument rien à attendre d’un régime qui, con-
fondant en une seule personne le représentant etle souverain, et plaçant le représentant sous le contrôle de sa clientèle électorale et au service de ses appétits, rend physiquement impossible l'acte du souverain imposant le respect de l'intérêt national aux intérêts particuliers.
La première opération à effectuer est de faire que le souverain et le représentant ne soient pas la même personne, comme cela se produit en régime parlementaire. Il y a actuellement un souverain, qui est le Parlement : 1l n'y a ‘pas de représentants du pays. Il faut organiser une représentation du pays devant le souverain, quil ait neuf cents têtes, comme le Parlement, ou une seule, comme la monarchie. Alors, les conditions du redressement seront créées, et toutes les solutions techniques deviendront possibles.
Conclusion : avec ou sans dissolution, il faut convoquer les Etats généraux.