‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 258 sur 309 · ACTIF · texte numérisé non relu

ACTIF

OrftEntCaissen A ne 3.681 .798.757+-

ANlÉÉétranger es APR. 2e 1.864.320.907 AT BEN tee M Sie Meet it ee PU De 314.936.612+ Disponibilités et avoir à l'étranger . . . . 582.371.548+ Rorteleuille "a 6.179.156.072— EHETSIPIDIOCES ER 6.567.554— AVancessLITIES ER 3.138.630.489+- Avances permanentes à l'Etat . . . . . . 200.000.000 Avances nouvelles à l'Etat. . . . . . .. 22.000.000.000+

Bons du Trésor français escomptés pour

avances de l'Etat à des gouvernements

étrangers sie à eee teen ei 4.973 .000.000-- Dépenses SANS en 55.060.059+ Divers ec Cou du Re er 4.019.512.082+-

PASSIF Compte d'amortissement . . . . . . . . 505.654.922— 886.635 Excédent affecté à l'amortissement des ivancestatlietat ee CE 246.090.018+ 31.057.616 Compte annexe d'intérêts du Compte d'amortissement. . . . . . . . . . . 15.994.600 Billets en circulation . + . . - . . . . | 43.004.762. 185+-2.100.896.650 Compte courant du Trésor . . . . . . . 13.377.611— 3.079.403 Comptes courants particuliers. . . . . . 1.952.034.771— 185.301.543 Bénéfices bruts des escomptes et intérêts divers de la semaine . . . . . . . . » 14.938.783 Dee Re Ge of 0 1.201.884.421—1.152.055.694

Le Temps du même jour donnait sur cette situation des explications { techniques » exactes et qu'il est utile de reproduire :

On remarque que la circulation fiduciaire atteint le chiffre de 43.004.762.185 francs. Elle dépasse donc le maximum légal, fixé depuis septembre 1920 à 41 milliards.

Ce dépassement, provenant de reports effectués de semaine en semaine, s'était répercuté dans les précédents bilans hebdomadaires sur les comptes «divers », tantôt à l'actif, tantôt au passif. C’est par conséquent dans ces mêmes comptes que l'on trouve la contre-partie de l'augmentation de la circulation que fait apparaître le bilan d'aujourd'hui. En effet, celui-ci accuse, à l'actif, une augmentation des ( divers » qui atteint 926 millions de francs, tandis qu'au passif une diminution de 1.152 millions est enregistrée dans le même poste. L'addition de ces deux chiffres donne un total correspondant à peu de chose près à l'accroissement de la circulation des billets.

Le fait que la limite légale de la circulation s'est trouvée dépassée ayant été revélé au public, et tout espoir de voir se résorber l'excédent à brève échéance s'étant évanout, il est devenu indispensable de faire apparaître la situation réelle.

Quant au chiffre des avances à l'Etat, 1l est de 22 milliards de francs.Il se présente en augmentation de [00 millions par rapport Matt situation hebdomadaire précédente, mais ne dépasse pas le maximum légal, fixé précisément à ce chiffre de 22 milliards depuis le commencement de l'année en cours.

On sait que des avances indirectes, n'apparaissant pas à ce poste du bilan, ont en outre été consenties à l'Etat. Divers procédés ont été employés. Les gouvernements se sont notamment adressés aux établissements de crédit, aux échéances de fin de mois, leur demandant de leur fournir, contre des bons du Trésor, les sommes dont ils ont eu besoin ; ces établissements, pour se procurer les billets nécessaires à ces opérations, faisaient escompter par la Banque de France une partie de leur portefeuille.

D'autre part, l'Etat obtenait des billets directement de la Banque de France contre le dépôt de devises étrangères accumulées en vue des payements à effectuer par le Trésor à l'étranger.

Mais il y a lieu de faire observer que ces opérations ne revêtent pas, en principe, le caractère d'irrégularité que présente le dépassement de la limite de la circulation fixée par la loi. Elles ne sont devenues irrégulières que du fait qu’elles ont fini par entrainer le dépassement en question.

Il va sans dire que la situation ne sera complètement régularisée que le jour où le projet de loi autorisant l'élévation du maximum de la circulation aura été voté.

En résumé :

19 Le Temps confirmait ce que nous avions été les premiers à dénoncer, à savoir que, depuis plusieurs mois, l'Etat faisait de l'inflation détournée en obligeant les banques à lui avancer les sommes qui lui manquaient, contre remise de Bons du Trésor qu'il obligeait la Banque à escompter.

29 L'inflation n'était plus à faire : elle était faite, et c'est la cause principale de la hausse des prix.

39 Au 10 avril, les avances à l'Etat effectives dépassaient 22 milliards.

49 Sur les 4 milliards de billets nouveaux demandés par l'Etat, plus de deux milliards étaient déjà dépenses.

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