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LA SUCCESSION

Le coup est manqué en partie, parce que, l'inflation étant devenue dans ce pays-ci objet d'horreur, le ministère est tombé devant la révolte de l'opinion, dès que la vérité a été connue. On peut avoir quelque reconnaissance à l'Action française, qui a été la première à publier la vérité que personne n osait dire, et qui a obligé le gouvernement à l'avouer. Mais une grande partie du mal est faite. Nous sommes dans l'inflation. Le Trésor est vide. La succession est lourde. Qui osera la prendre aujourd’hui ?

Les hommes du Bloc national se présentent de nouveau.

ais comment oublier que, pendant qu'ils étaient au pouvoir, ils n'ont rien fait pour surmonter la crise financière? C'est M. Poincaré et son Lasteyrie qui ont fait la crise de l'hiver dernier, à cause de leur ignorance et de leur impré- Voyance. Seul M. François-Marsal avait osé concevoir une politique financière vraiment saine. Mais, maître de la situaton, avec M. Millerand, après la démission de M. Poincaré, il n'a pas osé faire la politique générale, la politique électorale, Qui aurait rendu possible sa politique financière.

Ce que les hommes du Bloc national n'ont pas fait avec une bonne Chambre, la meilleure que la France ait eue depuis trente ans, comment le feront-ils avec la plus folle, la plus stupide des assemblées, eux qui ne croient qu'aux moyens parlementaires ?

La vérité a été dite par un vieux parlementaire radical] la semaine dernière : il n y a plus de solution parlementaire ; la crise qui est ouverte, ce n'est pas seulement une crise financière : c'est la crise du régime parlementaire lui-même.

Il faut convoquer les Etats généraux.

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