‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 307 sur 309 · LECTURE DU GRAPHIQUE ANNEXÉ · texte numérisé non relu

LECTURE DU GRAPHIQUE ANNEXÉ

En octobre, hausse brusque du dollar : c'est le moment où M. Bokanowski, rapporteur général du budget, présente un rapport qui donne une vue pessimiste sur l'avenir financier de l'État. Le crédit de l'État est sérieusement ébranlé. A partir de ce moment, la stabilité relative du franc est compromise. Une réduction des avances fait baisser la courbe du dollar, qui remonte en décembre, à partir du moment où il est acquis que l'État ne remboursera qu'un milliard à la Banque au lieu des deux milliards qu'il s'est engagé à rembourser.

1923. — Stabilisation des avances de la Banque à l'État. Toutes les causes politiques vont jouer désormais et particulièrement celles qui tiennent au fait que l'État français est financièrement solidaire du débiteur allemand.

Janvier : occupation de la Ruhr, situation internationale incertaine, risques de complications qui aggraveront les charges de l'État, et diminueront sa puissance de remboursement : le franc baisse. Février, mars, avril, mai, la volonté française paraît inflexible, l'Allemagne la subit : le franc remonte.

Juin, juillet, août : l'issue de la lutte est incertaine ; l'Allemagne ne cède pas à la pression exercée ; l'Angleterre paraît appuyer l'Allemagne et se détacher de la France ; des élections partielles paraissent condamner la politique du gouvernement ; la finance germano-anglaise travaille à faire prévoir un échec français ; les chances de récupération de notre créance sur l'Allemagne paraissent diminuées et, par voie de conséquence, la puissance de remboursement de l'État français ; le franc baisse.

Septembre : triomphe de la politique française : arrêt de la montée du dollar.

L'avenir. Sans augmentation des avances de la Banque à l'État, le franc baissera si les événements de la politique intérieure paraissent annoncer une politique radicale et socialiste qui nous ferait lâcher prise en Allemagne et qui annoncerait une politique inflationniste. Le franc montera si notre politique intérieure permet de prévoir lacontinuation de la politique nationale conduite par M. Poincaré et si, en outre, par notre action extérieure, nous obtenons des paiements allemands.

(Note de Septembre 1923).

La politique française, devenue radicale et socialiste, a causé, en 1924 et 1925, une nouvelle baisse du franc, et, fin juin 1925, l'explosion annoncée dans tout cet ouvrage se produit : le vendredi 27 juin, le ministre des Finances, Joseph Caillaux, ouvre officiellement la faillite par une nouvelle inflation de six milliards :le dollar passe à 22 francs.

(Note du 30 juin 1925.)

CE VOLUME A ÉTÉ COMPOSÉ SOUS LA DIRECTION DE M. PIERRE CONSTANS ET ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 8 JUILLET 1925 POUR LA NOUVELLE LIBRAIRIE NATIONALE PAR L'IMPRIMERIE FLOCH A MAYENNE

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