‹ L'état, les finances et la monnaieChapitre 83 sur 309 · RS · texte numérisé non relu

RS

De Re nee ennemi

En résumé, l'opération rêvée par M. Durand, approuvée par M. de Monzie, n'est rien que ceci :

Créer chaque année dix à quinze milliards de fausse monnaie pour racheter des titres ; et prélever dix à quinze milliards chaque année sur les producteurs, pour payer les coupons à la banque et faire rentrer la fausse monnaie mise en circulation.

Encore une fois, c'est un moyen très compliqué, très coûteux et ruineux pour procéder à la banqueroute frauduleuse de l'État.

Je doute fort qu'un projet aussi fou puisse avoir une suite, malgré les puissants appuis qu'il a obtenus. Mais s'il retourne aux ténèbres d’où il n'aurait jamais dû sortir, on cherchera autre chose. Il faut nous rendre compte que, parce que le régime parlementaire a été impuissant à trouver et à appliquer les solutions du problème financier, nous sommes à la merci d'une crise de Trésorerie qui obligera le ministre des Finances à une brusque inflation, sans tentative d'explications ni de justifications, parce qu'il faudra trouver de l'argent en vingt-quatre heures. Nous avons déjà eu idée de

ela à la fin de juin 1922, quand les avances à l'État ont été brusquement augmentées d’un petit milliard. C’est le moment de veiller. Les échéances prochaines seront dures pour

l'État.

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