Dcspine d'Aix, op. cil., p. i
f\. Pitres, op. cit.'. p. 47-
if,i ACCIDENTS MENTAUX I>ES HYSTÉRIQUES
anatonH(|ue. mais bien plutùt fonctionnelle ; « elles se superposent à la fonction' » entendue d'une manière «jfrossière. populaire, comme les anesthésies dont nous avions admis pour ces mêmes raisons la nature psychologique.
Celle supposition se vérifiera si nous considérons encore la ré«Tularité monotone de ces hyperesthésies qui persistent exactement semblables pendant des années. I.e contact de tel point amène toujours telle douleur, tel geste, telle attitude du sujet. Les maladies organiques ne restent pas ainsi immuables; au contraire, on sait (|uelle est la durée et la légularité de l'automatisme psvchologi(|ue. Les procédés dont usait le 1)' Poirier en i865 pour endormir ou réveiller Léonie, pour la contracturer ou la mettre en catalepsie ont encore le même succès aujourd'hui. Une somnambule bien dressée conserve indéfiniment les mêmes habitudes morales. Nous avons le droit de comparer ces phénomènes de suggestion avec les hyperesthésies hystériques, car on sait précisément que la suggestion a la plus grande influence sur ce phénomène. « Au début, disait M. Séglas en parlant d'une malade de ce genre, un attouchement ([uelconque jirovo((uait les attaques; aujourd hui il faut pour cela l'attouchement de zones
déterminées D'ailleurs même en pressant sur ces dernières,
si on a soin en même temps de faire à la malade des suggestions îippropriées, l'attaque ne se produit pas- ». Les zones se modifient par bien des procédés, l'aimant, les passes, l'insufflation, etc., qu on nous permettra de considérer comme des procédés psvchiques.
Il n'est pas impossible d aller plus loin et de déterminer quel est le phénomène psychologique qui intervient ici. 11 suffit d'examiner en détail l'accident initial, et de comparer les phénomènes qui se passent aujourd'hui quand on touche la zone malade avec ces événements du début.
Il y a presque toujours un accident très net qui a déterminé une véritable souffrance au début de ces hyperesthésies qui semblent prolonger indéfiniment une doideur d un moment. Je ne puis que rapporter quelques exemples, car les faits sont extrêmement nombreux. Quel(|nefois une maladie réelle cause une dou-