Cliarcot. op. cit.. III, pp. a88, •i()3, 3o'j
!i. StiymaU'g mcntatix île l'Iiystcrie, p. i/j.
.">. Soiiipies. Syntlromcs hystériques siinnlatears. p. 80.
<"i. Cf. P. l\icher, op. cit.. p. y.
hystériques dans lesquelles la sensibilité était conservée. M. Miura' en sie^niilait un cas sur 3i, celui do Roug. qui a été cette année l'objet li'uue leçon de M. Chaicot. ('es exceptions sont rares; en général, une monoplégie hystérique a un aspect bien spécial : on est surtout frappé de voir cette insensibilité complète, cette perte du sens tactile et musculaire, cette indillérence du sujet qui n'a plus conscience de l'existence de son bras, « qui l'a oublié, qui l'a perdu » ; cette attitude du sujet ne s'observe guère en dehors de Ihvstérie.
11 est inutile d'insister sur les contractures localisées à tel ou tel organe ; les contractures des jambes, des l)ras, les coxalgies, les contractures du thorax avec troubles respiratoires, le torticolis, la contracture des masséters, le spasme glosso-labié, le blépharospasme, les troubles de l'accommodation oculaire, les spasmes des viscères dont le principal est le spasme pharyngoœsophagien, sont des phénomènes bien connus. Je regrette seulement de ne pouvoir étudier ici en détail les observations qui nous portent à supposer l'existence d'un spasme du diaphragme. Le météorisme hvstérique n'est pas toujours dû à une paialysic des tuniques de l'intestin, il dépend souvent en grande partie de phénomènes spasmodiques qui ont lieu dans le diaphragme. C'est l'opinion qui a été soutenue par M. Talma d'Utrecht, puis par M. Bernheim, et qui nous paraît en grande partie très exacte. « Sans doute, dit M. Bernheim, le mécanisme de ce gonflement n'est pas bien élucidé ; car l'abaissement pathologique du diaphragme par un épanchcment pleural... ne produit pas d'ordinaire une augmentation aussi notable de la circonférence de l'abdomen. Peut-être faut-il aussi un état particulier de la musculature abdominale qui perd sa tonicité et se laisse distendre par élasticité comme une balle de caoutchouc-? » Mais il est évident que le diaphragme joue un grand rôle dans ce phénomène. La rapidité étonnante avec laquelle, par une simple suggestion, on peut produire le gonflement ou l'abaissement de l'abdomen sans qu il v ait aucune émission de gaz, l'abaissement du diaphragme et du bord inférieur du poumon sur la ligne axillaire constatée par la percussion pendant le météorisme, les troubles de la respiration qui devient uniquement costale supérieure,