Babinski, Mirjraine ophlalmiquc hystérique, p
.5. Oppenheim, Thatsiichliclies tind hypnletisches iiber dns Wesen der Hystérie, octobre i88(j, p. I. Même observation par (îerhardt de Wurtzbourg. P. Richer, op. <■«<.. p. 207.
<"). Breuer et Freud, op. cit.. p. 2.
Le même caractère, la mt^me systématisation pt'utso rciu-ontror, à mon avis, dans les contractures. « 11 v a, disais-je autrefois, des contractures s) stc/nati(jiics, c'est-ii-dire des contractures dans lesquelles tous les muscles des bras ou de la main ne sont pas contractés au plus haut degré, mais dans lesquelles quelques-uns seulement sont contractés, les uns plus, les autres moins, de manière à donner au membre une attitude éi^alement riaide maisexpressive. Les bras, par exemple, pourront rester contractures dans le posture de la menace ou de la prière'. » Je rapportais I exemple d une femme qui lève le poing contre son mari et qui, par une punition céleste, garde son bras contracture dans la position du coup de poing. Je présentais aussi, comme du même genre, l'accident de Lem.. Ce jeune homme, matelot sur un navire marchand, et qui déjà, antérieurement, avait eu des accidents hystériques, reçoit sur la poitrine et l'abdomen le choc d'une barrique qui roulait sur le pont; il n'a aucun mal, mais il reste courbé en avant par une contracture permanente des muscles de I abdomen et du thorax. Il conservait cette position singulière depuissix semaines quand M. le D' Pillet, médecin-major de l'hôpital, a bien voulu me le montrer. Nous pouvons ajouter maintenant d'autres exemples. Marguerite a eu pendant un an la main droite contracturée dans la position d une main qui tient une aiguille. Justine, dans des circonstances que nous étudierons, avait les mains contracturées dans la position que leur donne un pianiste quand il essaye de faire l'oclave. Bien d autres exemples seraient du même genre, et nous montreraient que les contractures systématisées ne se rencontrent pas seulement dans les expériences de suggestion, mais qu'elles sont souvent produites d'une (açon naturelle.
D'une manière générale, nou^ avons vu dans ces accidents systématiques quelque chose d'analogue aux caractères déjà étudiés à propos des anesthésies et des amnésies du même genre. Le membre n'est pas entièrement jjaralysé ou contracture d'une manière brutale; c est une lonction et surtout une loncfion intelligente du membre qui se sépare des auties. Il y a là une distinction délicate qui éveille l'idée d'un choix, d'une pensée, [)liitùt que d'une lésion grossière de l'organisme.
I. Lfs actes inconscients et la mémoire [loiulant le somnambulisme, firuiir philnsnpliique, 1888, I, p. 2^,^. AulomalUmc {)Xyr}i(A»ijii]ne , p. ,'-).")l"i.
LES I1)I^I•:S FIXES iiC,
2° ]jes, /hiral) sii's locdli.sccs n'i\{\'v.c{vi\{ pas tin muscle isolement mais un membre ou une pai-tie d'un memlne, elles sont complètes et suppriment ;in même degré tous les mouvements de ce membre. La plupart de ces cas de monoplégies hystériques ont été résumés dans le travail de M. Miura'. Le plus souvent, ces monoplégies se développent ii la suite d'un traumatisme, d'un accident (|ui a porté sui' un membre. Immédiatement apiès laccident, ou plus souvent après une certaine période que l'on a justement aj)j)elée /h'/kx/c do nnhlilotioii, le membie devient plus ou moins complètement inerte. « (^omme 1 action traiimaticjue dont il s'agit est souvent très légère, remarquait déjà Brodie en 1837, en disproportion apparente avec les efl'ets produits, ceux-ci sont souvent mal compris, mal interprétés, on les prend pour quelque chose de très dillerent de ce qu'ils sont en réalité'*. » M. Charcot a indi(|ué comment devait être lait ce diagnostic très important '. 11 a insisté sur le début, l'absence de lièvre, l'absence ordinaire de lésions trophiques et de réaction de tlégénérescence qui, dans une paralysie d'origine organique, devraient se manifester au bout de quelques jours, sur la conservation des réflexes tendineux, et surtout sur la répartition de l'anesthésie. Ces anesthésies en segments géométriques ne correspondent pas à des régions anatomiques innervées par un tronc nerveux, mais à des organes entiers tels qu'ils sont conçus et limités par la pensée populaire*. Elles ont la forme d'une manche de veste, d'un siefot, d'une manchette. Ce n'est pas seulement le bras innervé par le plexus brachial qui est insensible et paralysé, c'est aussi la région de l'épaule qui dépend cependant du plexus cervical. La cuisse et la fesse sont atteintes, mais la région sacrée et la région génitale sont respectées, ce qui n'a pas lieu dans les paralvsies spinales". Ces caractères présentent !)ien quelques exceptions et quelques irrégularités, on a signalé tles atrophies et même des troubles dans les réactions électriques*. On a constaté aussi, mais très rarement, des monoplégies
I. kiniiosukc Miura, Sur trois cas do monopii'irit' briiiliialo livslûriqiic. Archives </<■ nciiroloijic, l^'t(3, 1, p. 32 i.
'i. Brodie, Lecliircs Uliislratlvi's of certain local ncrcoiis njjrctions. I.ondon. 18.37.