Cliarcol, op. cit.. III, p. .S
Janet. — Ilvstirif. Iij
Pendant que ces phëii«>inènt's existent, nous remarquerons qu ils peuvent durer tort longtemps sans s'accompagner de ces modifications des réilexes', de la réaction électrique, de ces troubles trophi(iues t[ui ne tardent pas ;i se manifester après les lésions de la moelle ou de l'encéphale. Nous observerons que la localisation de ces accidents à l'épaule sans particij)ati»>n du bras, aux lieux mend)rt's d un côté sans participation de la lace ne semble pas en rapport avec la structure du système nerveux, que la limitation singulière des paralysies et des anesthésies se rattache à des idées populaires bien plus qu'à des localisations anatomiques. Dans bien des cas, la systématisation est plus surprenante encore et tout à fait inconnue dans la clinique des lésions organi(|ues. Nous serons étonnés de voir des paralysies aussi complètes, des insensibilités aussi absolues rester cependant aussi limitées. Enfin, l'indifTérence des malades, l'absence presque constante des douleurs, la disparition des accidents pendant le sommeil chloroformique^ nous feront aussi penser à un trouble mental. Après des remarques semblables, M. Babiuski concluait que la contracture hystérique peut être comparée à un état de contraction volontaire prolongée, elle dépendrait, comme la paralysie, d'un état psychologique des sujets (|ui sont incapables défaire passer volontairement certains muscles de l'un à I autre de ces deux étals d'éijuilibre, le relâchement et la contraction '. Ce sont donc (/t'6- troubles j)s)cliol(igi(]i(cs (jui jouent dans ces plicnomènes le plus *^r and rôle.
2° Les phénomènes psycliolo iniques dont dépendent ces accidents sont des amnésies. — Cherchons maintenant à préciser la nature de ces altérations mentales. Beaucoup d'auteurs sont disposés à voir dans les paralysies des troubles de la volonté et de l'attention. « Dans les paralysies hvslériques, disait déjà Brodie, ce ne sont pas les muscles qui n'obé'issent pas à la volonté, mais c'est la volonté elle-même qui n'entre pas en action*. » Nous avons assez insisté sur l'importance des troubles de la volonté et de l'attention dans l'hystérie pour admettre sans hésitation que des
\ . Babinski, Paralysies, contractures organiques et liystériques. SocliHé iiirdicale fies hôjjiUiux, .0 mai i8(j.'^.