Charcot, op. cit.. III, p
?). Babinski, 0/). cit.. p. i6.
/|. D'apris (iilles de la Tourelle, op. cit.. p. aSô. — Cf. Séglas, Abasie ot Astasic émolives. Médecine moderne, i8(ji, n" uti.
LES IDÉES FIXES 2fli
troubles de ce {:çenre jouent encore ici un grand rAle. Mais nous ne crovons pas que cette formule soil sulfisaninienl précise ; l'aboulie mt^me la plus intense, comme était celle de Marcelle, n'est pas une paralysie, elle trouble surtout les mouvements nouveaux, mais permet au sujet de reproduire sans dilliculté et même avec conscience les mouvements anciens. Or les malades paralysés ne peuvent reproduire aucun mouvement même ancien. Une lacune de ce genre dans la conscience, ainsi que l'avait remarqué Hev Régis en I7<'^9', nous semble se rappiocber beaucoup plutôt des amnésies. « La paralysie, disions-nous autrefois, doit être, en effet, une amnésie; le mouvement des membres étant, comme nous l'avons vu, déterminé par la succession de certaines images dans la conscience, il sulTit, pour perdre le mouvement, d'oublier ces images motrices. En réalité, ces deux choses, l'oubli et la paralvsie, ne sont quun seul et même phénomène considéré de deux côtés différents, Une hystérique
paralvsée comme V..., par exemple, ne peut plus arriver à se représenter l'image visuelle ou musculaire de la jambe en mouvement-. » « Après avoir fermé les veux de la malade, dit aussi M. Féré, je là prie de chercher à se représenter sa main gauche {la main paralvsée) exécutant des mouvements alternatifs de flexion et d'extension, elle en est incapable. Elle se réprésente parfaitement sa main droite exécutant des mouvements très compliqués sur le piano, 'mais à gauche, il lui semble que son bras se perd dans le vide, elle ne peut pas même s'en représenter la forme ^. » M. Binet a remarqué autrefois que les choses ne sont pas absolument identiques quand il s'agît des contractures; « la malade n'arrive pas à se représenter sa main autrement que fermée* ». On constate cependant aussi le trouble de la mémoire.
Enfin cette conception est encore confirmée par l'examen des procédés qui réussissent le mieux h guérir ce? paralvsies. On montre au sujet les mouvements, on les lui fait exécuter par le membre sain, on les lui fait répéter peu à peu parle membi-e paralytique; en un mol, on lui rapprend ces mouvements pa.rce
1. I\cv Uetris. Histoire naturelle de iâme. 1789. — D'aprôs Charcot, op. cit.. Ilf.