I. Briquet, Hystérie, jj. 3y
■A. Briquet, op. cit., p. l^.
?i. Pitres, op. cit., I, \i. 266.
l\. Brouer et Freud, op. cit., p. 10.
5. Les stigmates mentaux, p. 17O. Automatisme psychologique, p. 2i5.
LES ATTAQUES a23
dans cet état sont connus : des sensations périphéri(|ues ou internes, des images, des souvenirs, etc.; mais combien sont encore jt^riorés ! Nous ne pouvons pas expli(juer précisément pourquoi telle attaque a la lornic loiivulsivc, telle aiilrc la loiiiu' svncopale, pourquoi une malade rougit et une autre pâlit; nous supposons, sans pouvoir le bien ilémontrcr, (|ue la tension de tous les muscles produit l'arc de cei'cle par prédominance des muscles de la région dorsale, mais nous ne pouvons dire pourquoi a lieu tel ou tel mouvement, telle ou telle attitude. Cette ignorance ne porte pas précisément sur la connaissance de l'hystérie, mais sur la connaissance des émotions et de leurs lois. Ce qui est important à savoir, au point de vue de l'hvstérie, c'est que dans l'attaque il y a une émotion et qu'elle est due à la reproduction d'un rêve; c'est l;i ce (pii est proprement hvstérique et qui explique, sinon les détails, au moins rensemble du phénomène.
Briquet remarquait déjà que les attatjues sont la manifestation il'émotions, mais « d'émotions exagérées et perverties ' ». Cherchons à comprendre cette restriction. Une chose peut d'abord nous surprendre, c'est la grande similitude des dilTérentes attaques d hystérie, (juoique les émotions initales aient été, en réalité, fort différentes les unes des autres. Xous pourrions dire que les émotions, lorsqu'elles sont violentes, se ressemblent à j)eu près toutes et que la joie fait pleurer comme la douleur. Mais nous croyons qu'il vaut mieux rappeler un fait déjà souvent signalé à propos des phénomènes subconscients. Ces phénomènes sont, au début, nets et limités, mais ils sont envahissants et perdent en grandissant leur précision. Un phénomène subconscient provoque au début une paralysie, une contractuie svstématisée et bientôt une paralysie ou une contracture générales. Il en est de même pour l attatpie : Célestine a, dans son enfance, des colères qui sont bien nettes : elle frappe et injurie une personne déterminée; depuis l'âge de treize ans, elle a des colères plus vagues et l'on remarque qu'elle frappe et injurie au hasard, elle donne même des coups à un matelas crovant que « c'était du monde qui se moquait de moi ». A seize ans, l'attaque n'a plus torme distincte de colère, si ce n'est tout au début; les membres se meuvent d'une façon si désordonnée que l'on ne peut plus dans ces convulsions distinguer les actes de la colère. Quand les