I. FYtc, Pathologie des émotions. 1892, j). i.ïi
3. Revue pliilosopliiijiie. 1886, II, p. btjo ol Aiitomntisinc psycli.. i88(), p. 87. !5. Les actes inconscients et le dédoubleincnl de la personnalité. Revue pliilosophiijue, 188I), II, p. 5(j().
Janet. — Hystérie. 21 .
Mi ACCIDENTS MENTAUX DES HYSTÉRIQUES
simfVraïu'cs (juelle éprouvai l ;iu moment de l'acte conjugal. (Son mari lui a communi(|ué la blenuorrhaoie le soir de ses noces.) Nous verrons bien des exemples de ce genre, quand nous étudierons des attaques plus compliquées que la simple crise émotionnelle.
Nous pouvinis donc conclure sur cette première catégorie d'attaque : l'explication en a été donnée déjà d'une façon remarquable par Briquet et c'est pourquoi nous avons décrit ce genre particulier d attaques sous son nom. « Une attaque d'hystérie simple, disait-il, n'est que la répétition exacte des troubles par lesquels se manifestent les impressions morales vives et pénibles'. » « Je choisis pour exemple ce qui ariive à une femme un peu impressionnable qui éprouve une émotion brusque et vive. A l instant même, cette femme a de la constrictioii à lépigastre, elle ressent de l'oppression, son co^ur bat, quelque chose lui monte à la gorge et l'étrangle, enfin elle ressent dans tous les membres un malaise qui les fait en quelque sorte tomber, ou bien elle éprouve une agitation, un besoin de mouvement qui lui fait contracter les muscles. C'est bien là le modèle exact de l'accident hystérique le plus commun, du spasme hystérique le plus ordinaire'. » M. Pitres adopte à peu près les opinions précédentes quand il dit que les symptômes de la crise sont les mêmes que ceux de l'émotion '; mais il se hâte un peu trop, à mon avis, de traduire ces faits psychologiques, encore vagues, en langage anatomique, quand il parle d'un centre encéphalique des passions afl'ectives. Plus récemment, MM. Breuer et Freud disent de même, avec plusieurs auteurs allemands, que les phénomènes do l'attaque dhvslérie se laissent en partie ramener à des réactions émotionnelles accompagnant un souvenir*.
Peut-être pourrions-nous préciser cette notion en rappelant le peu que nous savons sur la nature de l'émotion : « L'émotion n'est pas un phénomène simple, une manifestation de la faculté de la sensibilité, comme on disait autrefois, c'est un ensemble d'une grande quantité de phénomènes élémentaires, un état de conscience complexe '. » Quelques-uns des éléments qui entrent