Briquet, op. cit.. p
toutes sortes de niodifications du rvlhnic respiratoire. Ces malades m'ont souvent semblé présenter d'une manière exagérée un tvpe de respiration particulier : le tvpe costo-supérieur : les côtes inférieures et le diaphragme paraissent quelquefois absolument immobilisés, les altérations dans les mouN^ements du diaphragme sont d'ailleurs extrêmement fréquentes. Cependant, on sait que les accidents les plus nombreux portent sur le svstèmc dii^estif; il est facile de constater des anorexies de diverses espèces, des troubles de la déglutition, des spasmes de l'œsophage à diverses hauteurs, des vomissements, puis des phénomènes intestinaux, des diarrhées aussi bien que des constipations, des ballonnements du ventre, des paralysies ou des spasmes des sphincters, des troubles du même genre dans l'émission et même dans la sécrétion des urines, etc. L'ischurie hystérique est l'un des plus importants de ces phénomènes; « le fait capital est ici une diminution considérable du chill're des matières excrémentitielles, malgré la présence de l'urée dans les vomissements' ».
Les altérations des fonctions vaso-motrices sont déjà manifestes dans les troubles si communs des phénomènes menstruels, dans ces hémorragies supplémentaires si singulières qui se font par le nez, par l'estomac et môme par le poumon. Mais on peut éoalement les constater à la surface cutanée et dans les organes périphériques. Beaucoup de malades ont sur la peau des plaques rouges légèrement saillantes qui apparaissent avant ou après les attaques et qui persistent plus ou moins longtemps, beaucoup présentent un gonflement notable des glandes vasculaires. Le fj^oltre vasculaire est fréquent chez les hystériques et chez quelques-unes il se développe subitement à la suite d'une attaque ou d'une émotion. Enfin, les réflexes vaso-moteurs ne sont pas toujours normaux; il ne s'agit pas ici, bien entendu, d'expériences physiologiques qui sont, comme on sait, extrêmement constestables, mais de simples constatations cliniques; les piqûres ne saicrnent pas, les pincements, même légers, provoquent des ecchymoses exagérées, l'application d'un objet légèrement chauffé amène des brûlures, etc., et ces phénomènes ne sont pas identiques, si on opère du côté aneslhésique ou du côté sensible. Enfin, il suffit de signaler les phénomènes si curieux de la peau dermographique. Nous n'avons piis l'intention d'analyser ici