Sollier, Les troubles de la mémoire, 1892, p. SaS
5. Donkin, Hysteria. Dictirmary of psychological mcdicine, I, p. O19.
L'HYSTÉRIE Ai: POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE VM
régions céii'bialcs les j)lus élovécs. T/hystérie est moins, d'iiprès eux, une maladie dans le sens ordinaii'c du mot « qu'un mode particuliei- de sentir et de réagir'. » loulcs les études que nous avons faites jusqu'à présent nous amènent aussi à faire rentrer l'hystérie dans le groupe des maladies mentales. 11 faut eependant examiner les dilHeultés ([ue présente une semblable assimilation, non poui' les résoudre com[)lèltMnenl, mais pour nous lendie compte de la valeur pratique de notre d<'(iiiilioii loiite provisoire de riivstérie.
Pour eiiti(pier noire définition, qui fend ii faire de l'hvstérie une maladie mentale, on nous permettra de suivre une vieille méthode qui remonte à la scholastique, mais qui est assez précise Cdnveniat loti et conveniat soli dcfinito, disait-on d'une définition. Nous chercherons d'abord si les conceptions précédentes sont assez larges pour s'apj)li(piei' à toutes les hvstériques, c'esl-àdire pour contenir tous les sym[)tomes que ces malades peuvent présenter, et ensuite si elles sont assez précises pour caractériser l'hystérie seule et la distinguer des autres maladies de l'esprit.
Considérons d'abord le premier point : la conception de l'hvstérie, considérée comme une maladie mentale, résume-t-elle tous les symptômes de cette maladie? Sans doute, un grand nombre de phénomènes, décrits autrefois comme physiques, sont aujourd'hui regardés comme psychologiques; les paralvsies, les contractures, les chorées, les hyperesthésies, les anesthésies sont des symptômes moraux. Mais il existe d'autres accidents hystériques dont l'interprétation psychologique est beaucoup moins avancée et même beaucoup moins vraisemblable ; nous crovons pouvoir les ranger dans trois catégories principales : i" les accidents viscéraux de l'hystérie ; 2" les troubles vaso-moteurs et sécrétoires; 3" les troubles trophiques.
Les accidents viscéraux sont très nombreux chez les hystériques, et même chez quelques malades il sont tout ;i fait prédominants. Rappelons seulement les palpitations cardiaques et même certaines altérations dans les battements du cœur, la fièvre hystérique déjà signalée par Briquet^ et qui, aujourd'hui, attire justement l'attention, les toux nerveuses, les sanglots, les hoquets,
1. Cliarcol etMaric, Ilvsloro-epilopsv. DIctionary nf psyrhological medicine. 1892, l, p. &iS.