I. Charcot, Maladies du système nerveux, III, p
■a. Sollier, L'anorexie hystérique. Revue de médecine, 1891, p. 6^6.
.3. Beaucoup de ces expériences sont résumées d'une manière intéressante dans le travail de M. Mvers, Subliminal consciousncs, Prnceediwjs nf thc Society for psychical researclies, 1892, p. 3o8.
La petite ohstMvatioii suivante nous montie un lait du même genre qui sest produit uaturellcmeiil. Isabelle, que je n'ai pas vue depuis un an, revient à la Salpêtrièrc, parce que depuis quinze joui's elle saigne du nez tous les matins el ne sait à (|uoi attribuer cet accident. Mise en somnambulisme, elle raconte, ce qui a été vérifié, qu il v a (juinze jours elle s'est trouvée mêlée à une bataille qui avait lieu dans la rue ; elle eut une forte émotion et se mit à saigner du nez. Depuis, elle rêve tous les matins à cette bagarre et son rêve se termine par un saignement de ne? qui la réveille. La modification du rêve fit disparaître le saignement du nez, qui aurait sans doute résisté longtemps aux autres thérapeutiques. Beaucoup des phénomènes organiques que nous avons signalés pourront donc plus tard être rattachés à des idées fixes, modifiant même les fonctions viscéiales.
Une deuxième catégorie de laits pourront s'interpréter autrement : les hystériques nontpas seulementdes idées fixes, elles ont des émotions persistantes et les émotions sont des états complexes de tout l'organisme dans lesquels se mêlent intimement des phénomènes physiologiques et psychologiques. Certains troubles physiologiques de l'hvstérie ressemblent tout à fait aux troubles qui accompagnent les émotions; MM. Oppenheim et Strumpell ' ont justement insisté sur ce point. Est-il nécessaire de rappeler l'érythème émotif, la sécheresse de la bouche dans la peur, le vomissement du dégoût, l'ictère émotionnel, etc.? Nos connaissances sur la psychologie de l'émotion sont insulllsantes pour expliquer le détail des faits, mais nous en soupçonnons assez pour croire que cette étude expliquera plus tard bien des modifications, en apparence uniquement corporelles, et cette catégorie de phénomènes se rattacherait encore à notre conception générale de 1 hystérie.
S'il reste des phénomènes inexpliqués, et nous croyons qu'il en reste, il faut, pour les comprendre, se souvenir de certaines remarques générales qui ont été faites sur toutes les maladies mentales. Ces maladies dépendent d'altérations inconnues du cerveau et il n'est pas vraisemblable que ces altérations, quelle que soit leur cause inconnue, soient absolument isolées dans un organisme tout à fait sain. Les actions et les réactions des diverses parties du système nerveux et même de tous les organes, les uns
I. Oppenlieim, op. cit., p. l\. — Strumpell, op. cit., p. "j.
sur les autres, sont trop nombreuses pour qu'une insulfisance du fonctionnement cérébral ne s accompagne pas de beaucouji d'autres troubles. On les constate dans les mélancolies et les manies, qui sont cependant considérées comme des maladies mentales, pourquoi ne les verrait-on pas dans l'hystérie ? Le défaut de nutrition, la diminution des matières excrémentitielles, l'anémie, la prédisposition môme aux maladies infectieuses, qui sont dans certains cas évidents, ne nous étonnent nullement dans cette maladie. Dans certains cas, on pourra constater des intoxications bien nettes, alcoolisme ou saturnisme, des infections comme la svphilis, la grippe, la fièvre typhoïde surtout, des phénomènes d'intoxication, des diathèses même comme l'arthritisme qui précéderont, accompagnciont et même provoqueront les phénomènes hvstériques. Peut-être, un jour, ces modifications physiologiques, qui accompagnent les insulfisances cérébraljles. seront-elles déterminées d'une manière assez précise pour que Ton puisse montrer un phénomène physiologique fondamental, auquel on rattachera tous les détails du délire de persécution, et un autre par lequel on expliquera avec précision tous les phénomènes de l'hvstérie. Il y aura alors une définition physiologique de l'hystérie. Mais nous pensons qu'aujourd'hui une semblable définition serait extrêmement vague et ne contiendrait pas nettement les phénomènes caractéristiques de la maladie. Peut-on se contenter, par exemple, de répéter sans cesse le même mot « auto-intoxication » pour expliquer des contractures, des paralysies, des attaques, des délires ? On sait qu'une même intoxication peut donner naissance à des maladies cérébrales très différentes les unes des autres et il sera toujours nécessaire de décrire cliniquement leurs caractères. Si l'on admet, une fois pour toutes, qu'une maladie mentale est une maladie cérébrale et qu'elle s'accompagne toujours d'un cortège de phénomènes physiologiques, on comprendra qu'une définition psychologique est encore aujourd'hui la meilleure formule capable de résumer, simplement au point de vue clinique, la grande majorité des symptômes hystériques.
Considérons maintenant le problème d'un autre côté : cette conception de l'hystérie qui est assez générale pour embrasser la plupart des symptômes connus, n'est-elle pas maintenant trop large, ne fait-elle pas rentrer sous le titre d'hystérie une quan-
tité d'accidents qui appartiennent à d'autres maladies? Il est incontestable, M. Mci'bius le remarquait déjà fort justement', que, depuis quelques années, le domaine de l'hystérie s'est considérablement agrandi. Ce terme ne s'appliquait d'abord qu'à des femmes présentant des douleurs, des symptùmes relatifs aux organes génitaux et des attaques particulières, c'est-à-dire en réalité à un petit nombre de malades ; puis il a été appliqué à des enfants, à des hommes, à des malades sans troubles génitaux et sans attatpies, en un mot à un l)ien plus grand nombre de personnes. Nous constatons ce mouvement d'extension et nous croyons qu'il continuera encore et que nombre de tics, de douleurs, d'idées fixes seront bientôt rattachés très légitimement à l'hystérie. C'est là un fait curieux de l'histoire de la médecine, il a une signification importante et montre la part de plus en plus grande attribuée dans la pathologie aux phénomènes de l'esprit, l'importance que prend la psychiatrie. Sans doute il arrivera un moment où l'hystérie sera démembrée et il n'est pas impossible de prévoir dès maintenant certaines subdivisions qui s'établiront plus tard. Il en a été ainsi pour toutes les grandes classifications médicales, pour les néphrites et les atrophies comme pour les maladies mentales. M. Paul Richer a émis récemment une hvpothèse très intéressante ; à côté des troubles moteurs d'origine psvchicjue, il admet des variétés de paralysies et de contractures échappant à cette influence de l'idée et dont la lésion dynamique doit être cherchée dans les parties inférieures de l'axe cérébro-spinal". Si cette supposition se vérifiait, il y aurait lieu de séparer de l'hystérie vulgaire une maladie bien distincte. Nous ne pouvons aujourd'hui entrer dans ces distinctions, il nous sulFit de chercher à comprendre d'abord les caractères communs des grands groupes. Nous désirons donc seulement préciser comment et jusqu'où nous sommes disposés à élargir le champ de l'hvstérie.
L'une de ces discussions sur les limites de l'hystérie a été provoquée par l'étude du somnambulisme. Depuis que l'on s'est intéressé à ce phénomène, on a reconnu que l'on pouvait le constater et le provoquer sur un grand nombre de personnes, on s'est demandé si ces personnes étaient des malades et quelle était
t. Mœbiiis, op. cit., p. 5.
2. Paul Richer, Paralysies et contractures hystériques, 189a, p. i.
leur maladie. Pour étudier cette question, il faut faire d'abord une distinction aujourd'hui plus nécessaire que jamais : nous parlons du somnanilnilisme et non pas de l'hypnotisme. Ce dernier terme a perdu tout sens précis, il s'applique à l'enfant qui dort, au malade (jui boit sa potion, aussi l)ien qu'au sujet ébloui par une fixation continue et à l'IiYstérique en attaque extatique. Nous ne nions aucunement que l'observation de tous ces faits très réels ne puisse fournir des détails intéressants pour l'étude du sommeil, de la foi, du vertige, des fatigues de l'attention, etc. Mais nous n'étudions pas ici toutes ces questions: nous parlons d'un fait particulier et beaucoup plus précis, du somnambulisme proprement dit. Le somnambulisme est pour nous une seconde existence psvchologique nettement distincte de la première et alternant avec elle, un état dans lequel les phénomènes intellectuels sont assez développés pour que le sujet perçoive les sensations, comprenne même les signes et le langage, mais qui est cependant suivi d'un amnésie complète quand le sujet revient à l'état normal et dont les souvenirs ne se retrouvent que dans un autre état analogue.
Nous avons vu que le somnambulisme ainsi entendu se présente chez des hystériques et qu'il est environné de symptômes et d'accidents nettement hystériques ; mais nous avons pu soutenir d'une manière vraisemblable une opinion plus générale et plus nette. Le somnambulisme n'est pas seulement hystérique parce qu'il coïncide avec des symptômes hystériques ; en luimême, il présente de la façon la plus parfaite le caractère essentiel de tous les phénomènes de cette maladie, et ce seul symptôme résume à notre avis tous les autres.
Nous n'aurions quelque hésitation qu'en songeant à un accident encore incomplètement analysé, l'automatisme ambulatoire ou les fugues des épileptiques. La description de ce phénomène, que nous n'avons pas observé nous-même, ressemble singulièrement à celle du somnambulisme hystérique, et le diagnostic psychologique nous semble bien dilhcile. Aussi avons-nous lu avec curiosité une thèse de M. Saint-Aubin qui semblait se pioposer la discussion de ce diagnostic ' ; malheureusement l'auteur ne décrit que des hystériques et n'aborde guère le problème dilfi-
I. Louis Saint-Aubin. Des fugues incoiiscimtrs hyslérirjues cl iHmjnostic différentiel avec l'automalisrne de l'épilcpsie, i8go.
cile. Nous sommes obligé de nous en tenir aux signes un peu vagues indiqués déjà par M. Jules Voisin', d'après les commémoratifs, la nature des accidents qui préecdenl ou fjui terminent l'état second. Nous insistons surtout avec cet auteur sur le caractère incoordonné, déraisonnable des actes impulsifs chez les épileptiques. Un automatisme vraiment épileptique doit être, à notre avis, très court, sans raisonnement, sans combinaison intelligente des actes, en rapport avec les circonstances et, pour avouer toute notre pensée, une fugue com|)lète durant des journées entières, dans hujuclle le sujet parle et agit en apparence comme une personne normale, nous paraît appartenii- bien plus à rhvstérie qu'à l'épilepsie. Tout en tenant compte de cette difficulté qu'il était juste de signaler, nous pouvons conclure sur le premier point et dire que le somnambulisme rentre tout entier dans le domaine l'hystérie.
On pourrait répéter la même discussion à propos de l'écriture automatique des médiums et à propos des hallucinations développées par le « crvstal gazing « ; ces phénomènes se présentent le plus souvent chez des sujets qui présentent d autres symptômes hvstériques", et, de plus, ces phénomènes présentent en euxmêmes ce qu'il v a d'essentiel dans l'hystérie, des anesthésies, des amnésies, des idées subconscientes, etc. Nous acceptons donc sur ce point Télargissement du concept de l'hystérie et nous y faisons rentrer les somnambulismes, les écritures automatiques, certaines hallucinations et en général toutes ces manifestations en rapport avec des phénomènes psychologiques subconscients.
Si nous continuons ces études de diagnostic, nous rencontrons d'autres états mentaux qu'il faut comparer avec celui de l'hystérique. Dans certaines intoxications, celle du hachisch, celle de l'alcool principalement, se produisent des ivresses, des délires qui sont très souvent semblables à des états hystériques. Nous avions insisté autrefois sur la suggestibilité et le dédoublement très net de la personnalité que l'on peut constater pendant le délire alcoolique'; depuis, M. 11. Colin et M. L. Laurent* ont
I. Jules Voisin. Distinction de l'automatisme hystérique et de l'automatisme épileptique. Conqrès de médecine mentale. i88r).
■1. Gharcot, op. cit.. III, p. 22S. — Automatisme psychologique, p. 4o4- .
3. Actes inconscients. Revue philosophique, 1888, I, p. 25 1.
'4. H. Colin, État mental des hystériques, 1890, pp. 3y, !^l. — L. Laurent, États seconds, 1892, pp. 35, !^^.
publié des observations très précises des mêmes faits. Nous pensons que, dans certains cas, la désagrégation de l'esprit causée par l'alcoolisme ou une autre intoxication peut être très durable et prendre tout à fait la foime hystérique ; dans ce cas, quel que soit 1 agent provocateur, il est nécessaire de reconnaître que l'on a alVaire à l'hystérie'. Mais, le plus souvent, la distinction peut être faite soit par la nature du délire, soit mieux encore par le caractère passager transitoire de la désagrégation mentale. Ce diagnostic de l'hystérie et des délires toxiques nous apprend donc qu'il faut dans la définition de l'hystérie ajouter un élément de plus, la durée, la permanence pendant un temps assez long du dédoublement de la conscience.
L'étude d'une autre catégorie de malades soulève un problème bien plus intéressant et beaucoup plus difficile à résoudre, ce sont ces malades fort nombreux sur les frontières de la folie, qui présentent des symptômes en apparence très variés, mais ayant entre eux d'incontestables rapports, le délire du doute, la folie dite consciente ou raisonnante, les obsessions, les impulsions, les phobies, etc. Ces sujets quoique très divers ont été presque toujours réunis par les auteurs modernes en un seul groupe, mais ce groupe a reçu des noms difTérents suivant les théories des auteurs. En France, on désigne presque toujours ces affections sous le nom de délire des dégénérés; en Allemagne, on appelle ces malades des neurasthéniques délirants. Pour ne point prendre parti sans une discussion sufîisante, dans les querelles que soulèvent justement ces appellations, nous désignerons d'une manière vague toutes ces personnes par un nom qui a déjà été souvent emplové et qui leur convient bien, nous les appellerons simplement des psychasthéniques. Autrefois ces psychasthéniques, que l'on n'hésitait pas à rapprocher des aliénés, étaient nettement séparés des hystériques, simples névropathes, mais aujourd'hui que l'hystérie elle-même est considérée comme une maladie mentale, cette séparation est-elle restée aussi nette, ces deux catégories de malades doivent-elles rester dans les classifications complètement indépendantes l'une de l'autre?
Evidemment non. 11 y a, à notre avis, entre les deux groupes, les rapports les plus étroits, et c'est pour les avoir méconnus que
i. Georges (iiiinon, Les agents provocateurs de l'Iiysléric, i88(j,p. i63.
l'on s'est engagé souvent dans des discussions interminables. D'abord il est impossible de nier qu'un très gi'and nombre de malades appartiemieiit simultanément aux deux classes : beaucoup d'bvstéii(|ues, comme M. Tabaraud' et M. Colin" l'ont montré par d excellentes observations, ont des (d)sessions, des impulsions, d<'s pbobies de toutes espèces, .lirai môme un peuplusloin que ces auteurs en disant que ces svmptômes signalés par eux chez quelques hystériques existent en réalité plus ou moins dissimulés chez presque tous. Ce sont même ces idées fixes, comme M. Charcot l'a établi autrefois, qui rendent compte des accidents de l'hystérie. Inversement, il est très difficile de rencontrer un psychasthénique qui soit, si l'on peut ainsi dire, un type pur de cette affection et qui ne présente pas des anesthésies plusou moins nettes, des auînésies au moins transitoires, des actes subconscients, en un mot des svmptùmes d'hystérie. 11 existe même certains symptômes qui sont toujours communs aux deux catégories de malades, ce sont les phénomènes qui dépendent de l'aboulie. Plusieurs personnes se sont étonnées que, dans notre travail sur les stigmates mentaux de l'hvstérie, nous avons décrit les troubles delà volonté et de l'attention, les hésitations des mouvements volontaires, l'impuissance de l'attention pour comprendre et retenir les idées comme des stigmates de l'hystérie. Ce sont, disentelles, des symptômes appartenant aux aliénés, qui caractérisent certains mélancoliques et surtout les douteurs et les obsédés. Peut-être, car nous n'hésitons pas à reconnaître la justesse d'unecritique, n'avons-nous pas dit assez nettement que ce symptôme n'était pas toujours caractéristique de l'hystérie, qu'il devait se présenter d'une manière particulière pour servir au diagnostic de l'hystérie et qu'en un mot c'était un symptôme banal appartenant à beaucoup de maladies mentales^. Mais, quoi qu'il en soit, nous ne croyons pas que l'on puisse retirer ce caractère de la description des hystériques ; il se retrouve chez ces malades au suprême degré, il joue dans tous les accidents un rôle capital ; c'est ici comme toujours l'aboulie, c'est-à-dire la diminution de la synthèse actuelle des phénomènes psvchologiques, qui permet le développement de l'automatisme, c'est-à-dire la reproduction des
I. Tabaraud, Les rapports delà déijénérescence mentale et de l'hystérie, 1888. 'J. H. Colin, L'état mental des hystériques . 1890.
3. Nous avons cependant insisté sur ce point à plusieurs reprises. Stigmates mentaux de l'hystérie, pp. laa, aSi, a"-' édit., pp. iia, 173.
phénomènes anciens sous la forme des idées fixes et du délire. L'aboulie est un caractère commun aux hvstéri(jues et aux psvchasthéniques.
Si l'on compare des phénomènes qui, chez ces deux malades, sont incontestablement dilVérents, on remarquera qu'il y a cependant une analogie essentielle. Il ne serait pas impossible de ranger les symptômes de ces malades deux par doux en montrant qu'à chaque symptôme hystérique correspond un svmptômc psychasthénique, non pas identique, mais très analogue dans son mécanisme psychologique. Aux anesthésies correspondraient des distractions et des erreurs de sensations, aux amnésies des doutes, aux paralysies des hésitations du mouvement volontaire qui ont été quelquefois confondues avec des délires du contact, aux contractures des idées fixes, aux attaques convulsivcs certaines attaques d'idées précédées d'une angoisse comme d'une aura, aux somnambulismes mêmes des péiiodes bizarres où le malade ne se reconnaît plus lui-même, trouve sa personnalité changée, etc., etc. Si nous étudions le mécanisme de tous ces phénomènes, nous trouvons d'un côté comme de l'autre la diminution de la synthèse et l'émancipation des phénomènes automatiques. Il nous parait donc impossible de séparer complètement deux maladies aussi voisines ; nous pensons qu'elles font partie toutes deux d'une vaste classe de maladies mentales très voisines les unes des autres et que nous avons proposé d'appeler les maladies de désagrégation mentale. « Nous sommes disposés à croire, disions-nous autrefois, que les phénomènes d'automatisme et de désagrégation dépendent d'un état qui est maladif, mais qui n'est pas uniquement hystérique. Cet état serait au contraire plus large de beaucoup que l'hystérie; il comprendrait les symptômes hystériques parmi les manifestations, mais il se révélerait aussi par les idées fixes, les impulsions, les anesthésies dues à la distraction, l'écriture automatique et enfin le somnambulisme luimême'. » Nous sommes heureux de nous ti'ouver d'accord sur ce point avec plusieurs autres auteurs qui ont aussi alfirmé cette relation des deux maladies. « La majeure partie des Iiyslérujues, pour ne pas dire toutes, écrivait M. Legrain, sont des héréditaires dégénérés », et M. Tabaraud ajoutait: « De là à dire que l'hystérie fait en quelque sorte partie de la dégénérescence, qu'elle