‹ L'état mental des hystériquesChapitre 258 sur 290 · Charcot, OEiivrcs, lit, p. aSl · texte numérisé non relu

Charcot, OEiivrcs, lit, p. aSl

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tout si elle est un peu aidée et dirigée par le médecin, ont un(^ très grande importance pour la guérison.

1 /isolement présente aussi l'avantage de simplifier la vie du malade, il le débarrasse brus([uement des allaires, des engagements, des sentiments de respect humain, de ces mille liens qui complit|utMit la conduite dans notre milieu habituel, et en outre, il impose une vie monott)ne et simple. (]e n'est pas un mince avaiitaçre pour des malades dont la svnthèse mentale est fortement alVaiblie.

Mais le traitement par l'isolement ne se borne pas à ces avantages en quelque sorte négatifs. Il doit permettre au médecin de prendi-e une plus forte influence sur l'esprit des malades, de gagner leur confiance, de découvrir leurs idées et de lutter contre elles. Il est certain que l'isolement du malade facilite singulièrement cette prise de possession de son esprit. Une personne qui, dans sa famille, se fera un point d'honneur de vous résister, va devenir trop heureuse de vous écouter et de vous obéir quand elle sera seule. Charcot cite à ce sujet une lettre frappante d'une malade qui lui dit qu'elle a cédé et qu'elle a mangé « quand elh; a vu qu'il était le maître' ». Bien souvent des malades m'ont lait des aveux de ce genre, m'ont déclaré qu'elles n'auraientjamais cédé devant leur mari, « que pour rien au monde elles n'auraient consenti à marcher, si maman avait pu les voir ».

L'isolement, en un mot, ne consiste pas à laisser le sujet seul, à l'abandonner ii lui-même, il est destiné à mettre le malade entre les mains de son médecin, à permettre de le diriger, de le suggestionner plus facilement"*

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