‹ L'état mental des hystériquesChapitre 260 sur 290 · I. Cliarcol, (JEtwrcH, t. III, p. 2l · texte numérisé non relu

I. Cliarcol, (JEtwrcH, t. III, p. 2l

i. Haljinski, Gnzetle liebdomadaire de incd. cl. </<■ '/i/r., juillet iW{ji, p. a'j.

LE TRAITEMENT l'AU I.E SOMMEIL IIM'NOTIOUE 645

une maisuii d livtlrDthérapic s;iiis (juc leurs accitlenls ou leurs idées fixes soient translorniés le moins du monde. Il ne faut pas trop se figurer (|ue 1 isolement pur et simple soit um- panacée pour les alleclions h\>iléri(jues. Il vaut souvent mieux pour une livstéri(|ue être bien dirigée en restant dans sa lamille, (jue d'être abandonnée ii ses rêves dans un établissement s|)écial.

Quand l'isolcmenl a dure tiop longtemps sans amener d'amélioration, il perd la ))lupart de ses avantages ; le malade (jui s'est habitué à sa nouvelle demeure n'a plus aueune émotion et ne fait plus d'ellorts pour en sortir, (ie milieu (juiclait iiouvtMii audibiit, ne tarde pas ii devenir aussi un milieu aiieien et habituel; le malade lait des connaissances, il a de nouveau des amis et des ennemis, des habitudes, des préjugés. Il se ("orme dans les maisons de santé comme dans les internats une vie factice et compliquée qui est h la longue aussi fatigante pour son esprit faible, et aussi dangereuse que la vie normale, et la guérison n'est plus guère avancée par cet isolement (|ui cesse d'être réel. Je suis donc disposé il croire cjue ce traitement ne doit pas être prolongé indéfiniment; quand il n'a pas amené de résultats nets au bout de trois ou ([uatre mois, je pense (|u il ne faut pas attendre plus longtemps pour entreprendre des traitements psvchologiques plus actifs.

En un mol, 1 isolement a une action remai(juable sur les accidents hystériques. Dans certains cas, quanti il s agit d'enfants par exemple, ou de malades dont les idées fixes ne sont ni très profondes ni très anciennes, il suffit pour amener une guérison relative. Il est donc juste d'v recourir (|u;nul les premiers procédés d éducation ont échoué, mais souvent chez des sujets plus âgés et dans des cas plus graves, il peut être tout à fait insuflisant.

Le traitement par le sommeil hypnotique.

A. — lMi'ouTA>cb: i)K l'hypnotisme dans la théiiaim;ltiqle* m: 1. 'hystérie.

I/un des procédés qui ont certainement le plus d influence

6V6 LE TRAITEMENT PSM'.HOLOGlCJL E DE L HYSTERIE

contre les aociJeiits hystériques graves c'est lusage mctlu»dic]ue tlu simiineil hvpnoticjue à la condition (juc Ion sache en tirer tout ce qu'il est capable île donner, non seulement poui- la destruction des émotions persistantes, mais pour la restau lation de la sensibilité et de la puissance d'attention. Quelle que soit l'opinion que 1 on ait sur riivpnotisme, il laut leconnaitie que c'est lii un modllicateur puissant des phénomènes psycht)logiques, capable de déterminer dans l'esprit, dans les souvenirs, dans les actes, des bouleversements remarquables, or il faut a>ouer (]uc nous ne possédons guère d'autres agents ayant un pouvoir semblable. Le médecin s'est emparé de tous les poisons qui peuvent modifier puissamment la respiration ou la circulation, et il arrive par son obseivation, par ses expériences raisonnées, ii tirer un médicament de ces poisons. L'aliéniste doit agir de même avec 1 hypnotisme. 11 n'a pas le droit de négliger de parti pris un agent aussi puissant et c'est ;i lui îx le rendre inofiensil" et utile.

C'est surtout dans la thérapeutique de l'hystérie, que l'hypnotisme a sa place tout indiquée, puisque le somnambulisme a les rapports les plus étroits avec tous les phénomènes hystéri(jues et qu'il a la plus grande influence sur leur apparition ou leurs modifications. Il me semble donc indispensable, dans une étude sur la thérapeutique des hystériques, d'examiner le rôle de 1 hypnotisme, de voir ses inconvénients et son utilité'.

B. — Dangers imméoiats de l'hypnotisme.

Tout d'abord il faut examiner quels sont les dangers que présente rhvpnotisation des hystériques, il faut voir s'ils sont suffisants pour faire repousser l'emploi de ce procédé.

On doit d'abord signaler des inconvients immédiats qui accompagnent plus ou moins souvent les pratiques hypnotiques, (^cs dangers immédiats du somnambulisme provoqué, quand il est déterminé, bien entendu, par un médecin compétent, sont, ii uïon avis, assez minimes.

On peut obseiver quelquefois des vertiges ou des nausées et

I. Il non? est impossible de faire ici l'historique des auteurs qui ont recommandé lomploide l'hvpiiolisme dans la thérapeutique de l'hvslérie, celle bibliographie serait énorme et comprendrait à j)fu pri' s tous les auteurs qui ont parlé de l'hypnotisme.

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