LE TRAITEMENT PAR LE SOMMEIL IIYI'NOTIOUE
il me sciiible bon, poiii- éviter cet accident, d'ailleurs rare, de ne pas faire les séances à un moment trop rapproché des repas.
Plus souvent, on ohseive des maux de tôle assez graves, parti culièrement pénibles après les premiers essais d'hypnolisation, ou bien quand on reprend les séances après les avoir interiompues quelque temps.
D'autres maux de tôte plus violents se présentent quand on lutte pendant l'hypnose contre les idées fixes du sujet et quand on réussit à modifier profondément ses amnésies et se^ anesthésies mais ceux-ci ne sont pas dus à l'hypnotisme proprement dit et ils ont plutôt une signification très favorable. Il est rare que ces maux de tète dui-ent plus de quelques heures, on peut les atténuer par la suggestion, et par un ensemble de précautions qu'il faut prendre quand on réveille les sujets.
Un danger un peu plus grave, auquel on est exposé quand on hypnotise certains malades, c'est celui de provoquer une attaque d'hystérie. Non seulement l'émotion peut provoquer l'attaque, mais il y a un rapport si étroit entre l'état psychologique pendant l'attacjue et celui qui caractérise le somnambulisme, que le passage de l'un à l'autre est malheureusement trop facile. C'est là un accident gênant plutôt qu'un obstacle véritable. Avec quelques précautions, on peut, sinon supprimer totalement, au moins diminuer ce danger ; ensuite, l'attaque hystérique n'est pas pai' elle-même bien dangereuse, enfin dans certains cas, en présence d'accidents qui durent depuis longtemps, il est pas toujours mauvais de provoquer une attaque. Elle peut changer l'orientation de l'esprit, modifier l'état de la sensibilité et de la mémoire ; elle peut surtout, quand on la dirige, devenir le point de départ d'un somnambulisme qui sera plus tard fort utile. En un mot, dans certains cas, bien entendu, je préférerais provoquer une attaque en essayant d'hvpnotiser que de n'avoir aucune influence sur le sujet.
Ce qui peut être le plus malheureux, c'est que l'attaque provoquée par l'hypnotisation se reproduise ensuite spontanément. Le fait est bien rare, mais il peut se présenter. Je crois qu'il ne faudrait pas interrompre les séances, mais au contraire les continuer et obtenir le véritable somnambulisme qui servira pour enlever ces attaques surajoutées.
Enfin on a signalé des délires plus ou Tiioins graves survenant
048 LE rRAlTLME.M' PSYCIIOLOGIOLE DE L HYSTÉRIE
il la suite du soiiinu'il liyj)iu)tii|iu'. Je n ai jamais \ ii rc lail, (|iii doit 6tre inlinimeiit rare, et je crois que praliquemeul on iic iloit pas en tenir plus Je compte que des danj^cis de mort par le chloroforme .
En un mot, les dangers imniéiliats (|ui accompagent les tentatives d hvpnotisation, lorsqu'tdles sont laites d'une façon convenable, sont sulllsants pour justilier certaines précautions, mais sont en réalité d'assez minime importance.