‹ L'état mental des hystériquesChapitre 271 sur 290 · Idem. Ibld.. p. O · texte numérisé non relu

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3. En particulier: Accidents mentaux des hysiériijiies. i8((,3, p. iu3, 2'' cdit., p. 295.

!\. Voir ces études dans V Automatisme pyscholnijique. i88c), p. 8-, io5, 178, 3^4 et passim.

C70 I.E TRAlïEMtNÏ PSYCIIOLOGIOIE DE L IIYSTÉIUE

l'état lie vt'ille d'une poisonne saine. L'observalenr le pins exercé ne pourrait maintenant distingner \V. . . dune personne normale non hvstéri(jue. Nous n'avons plus devant nous une névropallio, une incomplète, mais bien une jeune femme jouissant de toute la plénitude de ses ("onctions nerveuses, nous donnant la mesure de ce que valent ses centres nerveux (jui, somme toute, sont sains et normauv '. »

Comment faut-il interpréter et comment pcul-on produire de semblables états dont l'utilité sera évidemment si jurande pour le tiaiten^ent de l'hvstérie ? Les anciens magnétiseurs (d)l<'naicnt ces états au moven de leurs pratiques variées et surtout de leurs passes et les considéraient comme des somnambulismes. J'ai pendant longtemps suivi leur exemple et déciit ces étals chez les hvstériques sous le nom de soinnambuUsnies complcls. Cette dénomination me paraît pouvoir se justifici-. D'abord il est souvent utile, quoique ce ne soit pas toujours indispensable, de déterminer d'abord un état hvpnotique qui servira de point de départ pour faire naître ensuite ces états plus complets. Ensuite, ces états ne peuvent pas d'ordinaire, au moins chez les sujets très malades, se piolonger indéfiniment, devenir permanents', lisse terminent plus ou moins rapidement par le retour à l'état habituel du sujet. On note alors un fait très important, c'est que le sujet, revenu h un état moins complet, présentant de nouveau des anesthésies ne garde aucun souvenir de l'état précédent plus complet et qu'il ne retrouve ses souvenirs qu'en rentrant dans ce même état, en retrouvant toutes ses sensibilités. En un mot, tant que le sujet reste atteint d'hystérie, tant qu'il est capable de devenir de nouveau anesthésique, cet état complet se présente tout il fait avec les caractères d'un somnambulisme.

Mais j'ai beaucoup insisté pour montrer que cet état n'était anormal qu'en apparence et qu'il ne prenait l'aspect d'un somnambulisme que par rapport à l'état habituel de ces sujets, à leurs anesthésies et aux amnésies qui en dépendent, d Si nos sujets ne conservent pas le souvenir de ces somnambulismes, c'est qu'ils ne reviennent pas ii la santé parfaite et qu'ils conservent toujours des anesthésies et des distractions plus ou moins visibles ; s'ils guérissaient radicalement, s'ils élargissaient leur

I. Jules .lanet, L'hystérie et l'hypnotisme. Revue xclentifn/iic, 1X88, I, p. (Ji8. a. AutomitlLsrnc psycholofjifjue , i88y, p. i35.

TRAITEMENT DE I.A l AlhLESSE MENTALE 671

champ de conscience jusqu'à embrasser définitivement dans leur perception jjci'sonnellc toutes les images, ils devraient retrouver tous les souvenirs (jui en dépendent et se rappeler complètement niènic leurs périodes de crises ou de somnaniLulisme. . . Le retour complet des souvenirs (portant sur les soinnambulismes et les actes subsconscicnts) rournirait un signe curieux de la guérison complète de lb\slérie'. » « Cet état de somnambulisme conipUît est tout simplement la vie normale telle que le sujet devrait la présenter continuellement s'il n'était pas malade... Ce sont ces chutes, ces retours i» l'état d'anesthésie qui donnent aux périodes normales l'aspect de soiiuuinibulismes -. » Il est donc difficile, tant ([ue le sujet est malade, de séparer complètement cet état des soinnambulismes et il sera souvent utile pour l'obtenir cl hypnotiser au préalable les sujets.

D'autres aul(;urs ont obtenu d une autre manière cette restauration complète et momentanée de toutes les sensibilités. Ils soumettaient les régions anesthésiques à des excitations variées au moyen de l'électricité statique, de courants galvaniques un laradicjues, des pratiques du massage.

On appliquait sur le corps, à l'exemple d'ailleurs des anciens magnétiseurs, des aimants puissants de formes variées. Enfin, Burq et ceux (|ui ont éliidié avec lui la métallothérapie appliquèrent sur le tronc et sur les membres des plaques métalliques; ils avaient remarqué que tous les malades ne paraissaient pas sensibles au même métal, que chez l'un on ramenait la sensibilité par l'application d'une plaque de cuivre, chez l'autre il fallait user de plaques de fer, ou de plaques d'or. etc. II faut a ce propos faire une première remarque incontestable, c'est que chacun de ces procédés compte des succès, et par conséquent, le cas échéani, quand on rencontre des diiïicultés, on |)eut recourir successivement à toutes ces méthodes qui peuvent avoir toutes le même ell'et. Ce premier point admis, ilestjuslede remarquer que, dans bien des cas, ces auteurs ont dû se faire illusion sur le mode d'action de ces procédés. II est possible que, chez plusieurs d'entre ■ eux, l'électricité surtout et le massage aient une influence directe et excitent directement les centres sensoriels en faisant naître un grand nombre d impressions assez vives.

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