‹ L'état mental des hystériquesChapitre 33 sur 290 · I. Anlnnintisme psychologique, p · texte numérisé non relu

I. Anlnnintisme psychologique, p

3. Ballet, Revue de médecine. 1888, pp. .'Î37, 5l3. — F. Raymond et E. Kœnig. Sur la dissociation des mouvements oculaires chez les dégéncrés hystériques. An nales d'oculisli'jue. juillet i8t)i.

qui a été très bien décrit par M. Paul Bloci| sous le nom d'nsttisie-ahnsic : « C'est une perte des synergies musculaires (jiii assurent l'équilibre dans la station verticale et dans la marche'. »

Dans certains île ces cas, le trouble n'est pas sim|)le ; il s'y joint souvent une idée fixe, celle de marcher toujours sur la pointe des pieds, par exemple, comme chez Rém. qui semble avoir peur d écraser des amis. Mais le |)liis souvent, le malade ne présente aucune idée fixe, aucune |)aralysie nette ; il a conservé certaines allures, il sait courir, sauter à clochc-picd, marcher à quatre pattes, etc. ; il a seulement oublié « comment on s'y prend pour marcher ». Un cas très curieux rapjiorté par MM. Sèglas et Sollier" nous montre bien le rapj)()rl de ces troubles du mouvement avec les amnésies proprement dites. La malade perd le pouvoir de marcher, de se tenir debout, de coudre, mais en même temps elle ne reconnaît pas son mari, ni son fils, elle ne sait plus le jour de la semaine, elle ne retient plus rien de ce qu'on lui dit. H y a chez elle « analogie entre les dillerents j)hénoraènes du domaine intellectuel et ceux du domaine organique et automatique secondaire ' ». Tous ces faits, quoiqu en apparence dilVérenls, méritent d être rangés sous le nom d'amnésie systématisée.

Les amnésies localisées sont encore plus connues que les précédentes, elles frappent davantage l'observateur. Les événements dont le souvenir est perdu sont réunis par un caractère commun : ils appartiennent tous à une même époque, ii une même période de la vie de la malade. Le plus souvent les choses se passent ainsi : à la suite d'un accident ou d'une émotion, l'hystérique, qui semblait jusque-là se porter assez bien, a une violente attaque. Quand la crise est finie, la malade semble reprendre sa vie ordinaire ; mais les personnes de son entourage remarquent quelques bizarreries dans sa conduite et dans ses paroles. En l'interrogeant, elles constatent que la malade ne se souvient pas de certaines périodes de son existence.

Dans le cas le plus simple, mais non le plus fréquent, la nia-

i. P. IJIocq, Siir une affoction caract<'rist;f par de l'astasie etdc l'abasic. Archives de neuroL, iHSH, p. t^'^ et les Troubles fie la murcltc dans les maladies nerueuses, i8ga, p. .05. — Paul Richer, Paralysies ctcontracUires liyslcTic|ucs, iSya, p. 5/4.

2. J. Sèglas, et P. Sollier, Folie puerpérale, amnésie, astasic, et abasic. Archives de neurologie, n» Tio.

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