‹ L'état mental des hystériquesChapitre 48 sur 290 · I. Rivière, op. cit , p · texte numérisé non relu

I. Rivière, op. cit , p

a. D'apros Taine, Régime moderne. i8(ji, I, p. i.").

3. Général Xoizct, Mémoires sur le somiiainbulismc, i854. p. 81').

cienne remarque', et avec raison, car le lait est incontestable. Cela ne prouve en aucune manière que le sommeil doive ^tre conionclu avec le somnambulisme, tous les plicnomcnes que l'on suggère ne se confondent pas lorcémciit enlic eux; mais cela montre que le sommeil d«'q)end de nos idées comme une espèce d action. Ces remarques nous préparent à comprendre un fait que j'ai remarqué si souvent: les abouliques ne savent pas vouloir dormir et ils ne savent pas davantage vouloir se réveiller. Berthe, après avoir passé la journée ;i ne rien faire, pense ;» jouer ou se demande s'il ne serait pas temps de travailler un peu, quand arrive le moment de dormir. (^)uand on la nr()ndc, elle pleure et dit qu'elle va essaver de dormir, mais elle essave très mal et, en réalité, ne sait plus s'y prendre pour se décider à dormir. Quand l'aboulie augmente chez elle, ii la suite de fatigues, par exemple, l'insomnie augmente également au moment où il faudrait précisément savoir dormir. On l'endort par suggestion, comme je le montrerai plus tard, mais alors elle ne sait plus se réveiller ou se réveille ii moitié sans se décider ii être dans un état ou dans l'autre. Ce phénomène est très fréquent, et le sommeil est une chose si grave dans les maladies nerveuses que 1 on j)eut excuser ces quelques remarques sur laboidie svstématisée du sommeil.

On pourrait employer le mot d'aboulie localisée pour désigner plusieurs faits. Certains sujets, comme Marguerite, ont des états d aboulie momentanés et |)ériodiques dans la journée qui précède l'attaque : toutes ses idées s'embrouillent, et elle ne peut plus rien vouloir, ni faire attention ii rien. Quoiqu'elle soit toujours assez aboulique, elle ne I est j)as continuellement ii ce degré. On pourrait dire aussi que l'aboulie est quelquefois localisée non it certaines actions mais ;i certains membres du sujet. On sait que les hystériques ne font guère attention i» leurs membres ancsthésiques, qu'ils les oublient j)resque complètement et ne peuvent, par conséquent, les remuer volontairement comme les membres sensibles. Ces troubles du mouvement méritent d'être étudiés a part. Enfin, on pouj-rait remarquer (|ue le défiiut de synthèse, caractéristique de I aboulie, ne porte pas également sur toutes les images |)sychologiques. .Marcelle, une grande aboulique qui reste ii étudier, réunit mieux et comprend mieux les images

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