I. Automalisme psyrholofiiijue, p. '.iôo
LES TROUHLES DU MOL\ liMLM IW
plèto. <^)ii;iik1 I(^s hvstéi'i(|iit's ont siiii|)li'iiiiiit df I aiieslhésie imisciilalrt', leurs iiunivemenls s<»iit hésitants, mal dirigés, mais restent en somme j)ossil)les. Malheureusement, lanesthésie entraîne souvent avee elle, ainsi que ecla a été étudié dans le see<Mul chapitre, une amnésie parallrlc. Le sujet anesthési(|ue i|ui détourne les veux ne sent j)lus son bras; il lait plus, il lOubln'; il ne sait plus y penser d'aucune manière. Non seulement le malade ne sent plus consciemment les mouvements commiini(|ués à son bras, mais il ne |)eut plus avoir conscience des images kinesthésiques, des images d'anciens mouvements relatives à ce bras. Il est devenu incapable de faire entrer dans sa conscience personnelle la représentation mentale sous l'orme d'images kinesthésiques du mouvement (ju On lui demande, (iomme le mouvement extérieur n est (ju une manifestation de ces images, il est incapable de produire ce mouvement réel.
Il est donc en réalité paralvsé par amnésie et il devrait, en théorie, être définitivement et complètement immobilisé. Mais, heureusement, l'esprit a des ressources et nous pouvons constater ici les ell'ets d une véritable suppléance psychologique. Les sensations et les images d'un autre sens, le |)lus souvent, du sens visuel lui servent à retrouver la pensée de son bras gauche à se représenter le mouvement qu il doit taire et par conséquent à l'exécuter.
Faut-il supposer simplement que les images visuelles servent de signal, de point de repère, pour évoquer les images kinesthésiques qui sont devenues difficiles à évoquer seules, mais qui réapparaissent dans la perception personnelle et qui reprennent leur rôle moteur à proj>os des sensations visuelles du mouvement. Ce serait, je crois, lOpinioii de M. Pick'. Il doit en être ainsi chez beaucoup de sujets. Marguerite s'aperçoit bien (jue le mouvement n'est pas exécuté réellement quand elle ne regarde pas, puisqu'elle fait effort et qu'elle gémit; elle n'est donc pas absolument privée à ce moment de sensations kinesthésiques, et elle cherche h les évoquer plus nettement.
Mais je suis disposé à croire (c'est une supposition que j exprime sous toutes réserves) qu il n'en est pas toujours ainsi. Marie ou Marceline ont les veux détournés, je leur suggère seulement wne hallucination ^'isuelle, celle de voir leur bras gauche qui se lève