‹ L'état mental des hystériquesChapitre 59 sur 290 · Pitres, op. cit., 1. p · texte numérisé non relu

Pitres, op. cit., 1. p

M. A. Pirk. dans le travail dont j'ai parlé plus haut, a longuenuMit otudlc le phéuDmène prêcôdonl. Il montre d'abord, et sur ce point je suis entièrement de son avis, (|u il ne faut parler ici ni d'épuisement réel produit j)ar la suppression de la vue ni de dvnann)oénie à la suite des excitations visuelles. Le lait se produit aussi bien, comme on la vu. (|ue le sujet ait les veux onverts ou fermés, pourvu (|ue son attention soit détournée d une certaine manière. M. Pick. veut rapprocher ensuite com|)lètem(Mit cette impuissance motrice d'un lait si<;nalé déjii au paragraphe précédent, la siniplilicalion des mouvements chez Ihvstérique. On sait cpi'une hvslérique occupée à faire un certain mouvement, a garder une certaine altitude, est incapable à ce moment de faire aucune autre action. Eh bien, nous dit cet auteur, si je l'ai bien compris, la malade, dans l'expérience de Lasègue, est occupée il fermer les veux, ii détourner la tête, h regarder un écran, etc.. et c'est là ce ffui la rend incapable de lever le bras gauche. Cette im|)uissance motrice devrait donc encore être rattachée à la distraction et au rétrécissement du champ de la conscience.

Cette inter|)rélation est loin de me déplaire, cai- j'ai toujours soutenu que l'aneslhésie était une espèce de distraction, et que les troubles résultant de l'anesthésie pouvaient être considérés comme des conséquences de la distraction. Mais il ne faut pas oublier (jue l'anesthésie est une forme ti-ès particulière de la distraction transformée par une habitude automatique, et qu'elle a ses caractères sj)éciaux. ()uelle que soit la vérité générale des remarques de M. Pick, il n'en reste pas moins un fait brutal : le sujet détournant la tête, distrait, si l'on veut, par son attitude, n'en continue pas moins ii pouvoir faire les mouvements du cùté sensible : il ne les a perdus que du côté insensible. L'anesthésie ajoute donc (|u<'l(|u<' chose ii la distraction générale. Le sujet, quoitpie distrait, peut faire les mouvements du côté sensible sans regarder, mais il a besoin de regarder pour sortir de sa distracti(»n. beaucoup plus lorte (juand il s'agit de son côté insensible.

Voici lexplicalion (jue j'ai proj)osée autrefois de ces phénomènes singuliers'; elle ne me paraît pas en contradiction avec celle de M. Pick, elle me semble seulement un peu plus com-

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