Aul'iinaiisinc psycholofjifjue, p. i
2. Cliarcol, Mulailu-s du système nerueux, III, ji. V'^- '.i. Aulomalisrni! psyrlujIiKjiffiir, p. iftij.
segue avait déjà leinarcjué (jiie les sujets de ce genre n'ont pas
besoin de voir complètement et librement leur membre anesthé-
sié ; pt)ur le remuer, il suffit qu'ils le puissent discerner un peu.
« L'une d'elles a les deux bras places sous la couverture, qu'on
a eu s(»iii de remonter jusqu'au cou : elle peut (M'|)cndant. guidée
par les mouvements de la couveituie, (juelle regarde, sortir les
bras hors du lit; il en est de même des jambes qu'elle remue
sous la couverture à la condition (jwelle voie s'agiter l'édredon
superposé'. » Marie, (jui en est ordinairement incapable, remuait
un soir fort bien son bras «auche sans le recrarder; j'en lus suret r^ «I
pris. C'est qu'elle suivait des yeux sur le mur l'ombre de. sou bras projetée par une lampe. Il suffit donc de très peu de sensation visuelle pour servir de point de départ à la représentation visuelle totale.
Mais allons plus loin: M. Pitres - a fait une remarcjue fort curieuse. Le malade peut continuer, les veux fermés, le mouvement qu'il a commencé les yeux ouverts, il peut même l'arrêter; mais quand il a laissé ses bras retomber, il ne peut plus recommencer un autre mouvement si on ne lui laisse pas ouvrir les yeux et regarder ses membres. Le fait, sans doute, n'est pas absolument général ; certains sujets ont si peu de mémoire visuelle qu'ils oublient leur bras tout de suite dès qu'ils ne le voient plus ; cependant cette remarrjue peut se vérifier fréquemment : Elle semble montrer que l'image visuelle du commencement du mouvement est ici la plus importante. J'ai répété tous ces faits avec des variantes. Il suffit que Marie ait bien regardé sa main immobile sur ses genoux avant de fermer les yeux, pour que, pendant quelque temps du moins, elle ait conservé la faculté de la remuer. Mais, maintenant, j'arrête son mouvement sans lui laisser voir où tombe sa main, ou bien je déplace le bras sans la prévenir et je le mets sur sa tête ; elle n'en a rien senti, croit son bras sur ses genoux, ou mieux ne sait plus où il est, et dit qu'elle l'a perdu. Je lui demande alors de me tendre sa main, et son bras ne bouge plus, on n'a plus que des tremblements incohérents. Bien mieux, sans toucher à son bras, je lui fais croire que je le déplace, cela suffit pour qu'elle ne sache plus où il est, et me dise d'un ton navré : « Mais laissez-moi regarder et je vous donnerai