‹ L'état mental des hystériquesChapitre 63 sur 290 · Pilres, op. cit.. I, p · texte numérisé non relu

Pilres, op. cit.. I, p

«.-.i LES STIGMA ri:s MENTAUX

la nuiin". >> Fii un mot hi no/ion ^'isni'/lt' iniportante, c'est lu notion de lu position de leur hras nu moment de commencer un moui'e/nent.

Oïl jitMit alors iiitorpi'étoi' une bien jolie cxpérionce de Lasègue reproduite par M. Pitres, il sulfit de placer la main gauche sur une partiedu corps restée sensible, pour que le sujet puisse la remuer ; la sensation initiale (jui lui permet de se représenter le nu)uvement et de l'exécuter est ici empruntée au sens tactile. M. Raymond" cite d'après Striimpoll et d'après Ilevne un cas beaucoup plus rare encore: le sujet. p(»ur diriger sa main'insensible, frappait de petits coups sur la table ou sur sa tète. C'était, par extraordinaire, le sens auditit qui servait à évoquer l'image motrice. Tous les faits s'accordent pour montrer l'importance de cette représentation suppléante qui permet d'exécuter consciemment le mouvement malgré la disparition des véritables images kinesthésifjues qui ne tout plus partie du champ de conscience.

Ces combinaisons et ces suppléances des images qui sont la conséquence des anesthésies donnent naissance souvent à des phénomènes très bizarres, que l'on peut considérer comme des variétés anormales du syndrome de Lasègue.

i" La syncinésie. — » Léonie est anesthésique à gauche, et elle a les veux fermés; je lui demande de lever son bras droit, elle le lève correctement ; je lui demande de lever son bras gauche et elle lève les deu.r bras ensemble. Elle ne laisse pas le bras gauche immobile comme font les malades précédentes, elle le remue bien et fait môme, sans regarder, tous les mouvements les plus précis du doigt, mais h la condition de faire simultanément tous les mouvements symétriques avec le bras droit. J'ai laissé ce fait de côté autrefois parce que je n'y comprenais rien ; j'ai vu depuis les faits de synesthésie qui ont été décrits au premier chapitre et je crois que c'est un fait du même genre qui peut s'expliquer de la mémo manière. Je ne reviens pas sur ce principe: les sensations et les images des j)arties symétriques du corps sont presque identiques, il doit en être de même pour les mouvements: les images motrices des mouvements symétriques doivent être presque identiques et doivent se confondie très facilement. Chez Léonie, ces imaîjes motrices sont nettes et isolées

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