I. Aiitninatisme psYchohvjique. p. 22S
i. Hinol et VltC\ Archiccs <le physiolotjic, i<^'"ocl. 18S-.
la nialaile se lasse aussi vite qu'une aune des |)ositions auxquelles t>ii assujettit des membres qu'elle peut voir'. »
Tel est le j)hénomène sous sa forme typiijue. Il jx-iit piésenter bien des modifications et des complications.
i" Cette catale|)sie partielle peut se reneontier dans d'autres états que la veille normale. Quand une hvstérique est da«s un état somnambulique, elle conserve (juelquelois ses diverses anesthésies et ses membres obéissent de la même manière que pendant la veille sans qu'elle le sache. Il ne faut pas confondre cette catalepsie partielle par anesthésie pendant le somnambulisme avec l'état de catalepsie totale, ni avec les attitudes suggérées aux somnambules et qu'ils gardent consciemment. Le même phénomène, j'v ai insisté autrefois-, peut se présenter de trois manières difïerentes. Cet état de catalepsie partielle peut s'observer encore dans d autres circonstances plus étranges, par exemple pendant l'attaque d'hystérie. Quand Rose est en grande crise d'hvstérie, à n'importe quelle période, je puis, pour ainsi dire^ m'empajer d'un bras ou d'un jambe en les touchant légèrement. Le membre que j'ai touché quelques instants reste alors inerte et ne prend plus part aux tremblements ni aux convulsions du reste du corps. Si je le soulève, il reste dans la position où je le mets, ou même, comme on le verra tout à l'heure, répète régulièrement les mouvements que je lui communique. L'attaque a modifié évidemment l'attitude générale du sujet, puisque les autres membres continuent leurs convulsions, elle n'a pas changé en elle-même la catalepsie partielle.
2" Ce phénomène peut être augmenté. Chez certains sujets, surtout chez ceux qui ont été hypnotisés fréquemment, il suffit de maintenir quelque temps en l'air un membre ordinairement sensible, pour qu'il devienne aneslhésique et cataleptique. Quelquefois, le changement se produit même quand le sujet regarde son bras. Inversement, ce phénomène peut subir des diminutions. Pour qu'il se produise, il faut que le sujet n'ait dans sa conscience aucun renseignement sur la position donnée à son bras. Si l'anesthésie tactile et musculaire n'est pas complète, le sujet baissera son bras plus ou moins facilement. C'est même là un moven d'appiécier le degré d'anesthésie de certains sujets.