‹ L'état mental des hystériquesChapitre 73 sur 290 · I. iJ'apns fiillcs <Jf ia TouroUf;, o/>. cit., p. Via · texte numérisé non relu

I. iJ'apns fiillcs <Jf ia TouroUf;, o/>. cit., p. Via

LES TROLHLES Dl M(Jl VEMENT lo:i

mi t'tiit paiticiilici' i|iii nicritr If nom dr stmiiKimbiilismc coiiiplcî el chms le(|u<'l cUr récni|)<'i»' toutes les sensibilités. A ce moment, les catiilepsies |);irtiolles dispaiaissent, mais, en même temps, on ne retrouve phis aueune traee de la diathèsc de conlraeture. On peut, dans cet état, lui lever le bras en I air sans (|u il v reste un instant, on peut aussi lui toucher la peau légèrement ou fortement, lui presser les muscles, aucune contracture ne se produit, et c(da contraste étonnamment avec son état d'anesthésie pendant lequel la moindre excitation amène um- contracture. Bien mieux, cette malade a souvent des c(»ntractures pendant la veille, provoquées soit artificiellement, soil naturellement par une attaque ou par un choc. II n est pas nécessaire de se donner beaucoup (U* peine pour les délaire, il sullit d endormir le sujet, de le faire passer dans cet état de sensibilité complète. Aussitôt il remue ses membres lui-même et défait ses contractures spontanément, sans que l'on ait besoin d'v toucher. Il en est ainsi de Marie, de Lucie et de bien d'autres : la diathèse de contracture, comme la catalepsie partielle, accompagne l'anesthésie et disparait avec elle.

Je sais bien ipiil v a quchpies exceptions el que des contractures peuvent être provo(|uées même sur le côté sensible. Ce fait est rare, il ne se présente (jue chez des sujets qui, soit par leurs accidents antérieurs, soit par suite d'expériences, sont habitués à la contracture et il se rattache alors à une autre catéjrorie de phénomènes, les contractures produites par idée, par suggestion. La diathèse de suggestibilité n'est pas toujours identicjue i» la diathèse de contracture.

Lorsque l'anesthésie existe, les circonstances (|ui provoquent les contractures semblent lorl dilTérentes les unes des autres : le massage profond, le choc des tendons, le tiraillement des membres, leur flexion brusque, le froissement des nerfs, l'application d'un diapason vibrant, la faradisation, l'application d'un aimant, le souflle sur la peau, la bande d'Esmarck, etc., provoquent également ce phénomène'. Xous ne parlons pas de la suggestion, qui nous paraît un fait un peu diflerent. Toutes les autres provocations de la contracture ne sont diverses qu'en apparence; ce sont des excitations cutanées ou musculaires qui provcxjuent des sensations. Certains auteurs sont arrêtés dans cette étude par

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