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Exercice 1896.
Exercice 1895.
Exercice 1895.
Pour les conversions, ou a admis : mark = lf.25, florin z= 2f.l2, krone = i f.30, rouble crédit 2r.67, verste=: lk.0C7.
On voit par le tableau qui précède que dans la plupart des pays où les réseaux sont conriparables, les frais d'exploitation sont moindres j^our les lignes exploitées par des Compaf^nies que pour celles de l'État. Ainsi en Allemagne les frais d'exploitation pour les Compagnies étaient de 56,7 p. 100 contre 56.9 et 67.2 pour les lignes exploitées par l'État : cependant, les recettes brutes kilométriques des réseaux privés étant beaucoup moindres que celles du réseau de l'État, il oùt été naturel que le coefficient d'exploitation fût plus élevé pour les premiers que pour le second, ce coefficient ne s'élevant pas proiDortionnellement avec la recette brute. Ea Autricbe Técart est beaucoup plus considérable au profit des compagnies. En Belgique le réseau de l'État donne une recette brute kilométrique qui est de 60 p. 100 plus forte que la recelte brute des réseaux privés, et la recette nette de l'Etat excède à peine d'un tiers la recette nette de ces derniers. En Russie, le produit net est à peu près le même pour le réseau de rÉtat que pour les réseaux privés. En Suède, la recette brute kilométrique du réseau de l'État dépasse de 40 p. 100 celle du réseau privé, tandis que la recette nette kilométrique du premier n'est que de 30 p. 100 supérieure à celle de celui-ci. Il semble que les État?, dans l'exploitation de leurs voies ferrées, soient de médiocres administrateurs et de médiocres commerçants pour l'entretien et le renouvellement de leur matériel, qulls donnent en outre dans le travers du fonctionnarisme à outrance : tout au moins sont-ils enclins, en général, par des considérations électorales, à sacrifier le côté financier de Tentreprise. C'est là un trait qui apparaît comme général, d'après le tableau ci-dessus.
Aussi a-t-on vu la Commission d'enquête nommée par le Parlement italien en J880, après un travail très intéressant qui remplit tout un volume, se prononcer àTunanimité pour le retour à l'exploitation des voies ferrées par des Gompa-
l'exploitation des chemins de fer par L'état. 227
gnies privées (1). L'Italie a renoncé ainsi au régime d'exploitation gouvernementale qu'elle avait essayé pendant quelques années.
Indépendamment même de toutes les considérations techniques, quand on devrait admettre, ce qui n'est pas le cas, qu'une administration d'État éprouvée, comme l'administration prussienne par exemple, pût égaler ou même dépasser en économie et en efficacité l'administration des Compagnies, il n'en demeurerait pas moins vrai que, au point de vue politique et social, pour sauvegarder la liberté individuelle, l'indépendance électorale, pour entretenir les habitudes d'association spontanée, d'entreprises collectives libres, pour conserver en un mot, ce qui est si important, la plasticité de la Société, 1 État doit s'abtenir d'accaparer l'exploitation des chemins de 1er.
Cette dernière considération est quasi plus importante encore et plus décisive que les raisons techniques qui, cependant, sont en général très concluantes contre l'exploitation par l'État.
Tout développement des industries exercées par l'État tend, en augmentant les moyens de puissance et d'influence du gouvernement, à enlever aux citoyens une partie eiîective de
(^) Y oir les Eœty^ait s du rapport de la Commission d^enqriéte parlement taire sur V exploitation des cliem^ins de fer italiens, un volume in-S® de 382 pages, Paris, Dentu, 1882.
A la pa^e G4 de ce volume et avant les annexes on trouve la résolution de la Commission, ainsi formulée :