‹ L'État moderne et ses fonctions (volume 5)Chapitre 14 sur 89 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

COUP D'ŒIL GÉNÉHAL SUR LES FONCTIONS DE L'ÉTAT DANS SES RAPPORTS AVEC SA NATURE.

L*^» fouctioDs <le l'État dérivent de sa iidturc même, |iut;c !)3. — L'Étal il niîsaioo lie pourvoir aux beBoios comtuuns de U uatioD : dilTfrencc entre les besoins communs et les besoins i^éniraux, page 04.

L'État est, par excellence, te définieseur de? droits et des responsabilités juridiques, page 9â.

L'État, possédant seul la perpëluit£, doit Être le dérenseur des intéri^ta perpétuels contre l'imprévoyance des intérêts présenU, page Dô.

L'Etat est le protecteur naturel des êtres Taibles : diOicullés et entrai DO m en ts que comporte cette mission, page !)5.

L'État peut, en outre, prêter un concours accessoire an développement des œuvres individuelles constituant la civitisatioa progressive ; pétiU et leulations d'envahissements qui peuvent résulter de cette faciiltr-, page 96.

Impossibilité de fixer, par une règle théorique, tes limites que doil comporter ce concours aux œuvres civilisatrices: nécessité de s'en tenir U leipérience ; un eicèa d'abstention de l'État en cette inatîéru est moins nuisible, à notre étape de civilisation, qu'un excès d'in- Imsion, page 97.

Une tiche énorme, une tAche même croissante, d'une Taçon absolue, sinon relative, incombe cependant à l'Ëtat. Il

n'est pas exact, comme l'a écrit un philosophe (1), que « l'État doit travailler à se rendre inutile et préparer sa démission n.

11 doit seulement éviter de se disperser et de s'éparpiller, ce qui est tout différent; il doit s'imposer aussi des règles de modestie et de circonspection, comme leToatles particuliers sagaccs, avec d'autant plus de soin même que les fautes d'un homme privé ne pèsent guère que sur lui, tandis que les fautes de l'Etal pèsent surtout sur autrui, c'est-à-dire sur tous les Individus, non seulement en tant que membres de la collectivité, mais en tant que personnes isolées.

Les fonctions essentielles de l'État dérivent de sa nature même. L'un des caractères de l'État, c'est de représenter l'universalité du territoire et l'universalité des habitants d'un pays, c'est d'avoir une pensée et une action qui, au besoin avec le secours de la contrainte, se font partout obéir; îl en résulte que l'État est chargé de pourvoir aux besoins communs de la nation, c'est-à-dire à ceux qui ne peuvent être satisfaits convenablement sous le régime de l'initiative individuelle, qui réclament le concours absolu et préalable de tous les citoyens.

Un a distingué avec raison les besoins communs et les besoins généraux. Les besoins généraux sont ceux qui existent pour tout le monde, comme de boire, manger, se divertir; les individus ou les groupements libres et souples qu'ils constituent à leur gré peuvent parfaitement y pouromuns sont ceux qui ne peuvent être ils que par l'action de la communauté jte opposition individuelle, fùl-elle li- ^le : ainsi la sécurité, la préservation idies contagieuses, le service de la jus-

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