CHAPITRE II
l'état et les RELIGIONS.
La gloire de l'État moderne, c'est de laisser le champ libre aux controverses, page 294. — Néanmoins certains États veulent dominer les controverses religieuses, page 295.
Deux idées différentes, l'une bonne, l'autre mauvaiise ; l'État laïque et l'État athée, page 295. — La laïcisation de l'État implique son indépendance, non son hostilité, envers les religions, page 295. — T^n Etat
ne doit ni dédaigner, ni ignorer, ni combattre les religions, page 296.
— Le positivisme absolu est impossible à l'État, page 296.
L'État, manquant de la faculté d'invention, est impuissant à faire, à conserver ou à détruire les religions, page 298. — L'État moderne doit être bienveillant envers elles, page 299. — Le sentiment religieux est un ciment social qu'il est très difficile de remplacer, page 299. — Parallèle entre le curé ou le pasteur et l'instituteur public, page 300.
— L'État doit avoir un parti pris général de bienveillance pour tout ce qui est respectable, page 300. — Inconvénients de créer des délits artiliciels, page 300. — Belles pages de Littré et de Michel Chevalier, page 301. — La séparation de l'État et des cultes aux États-Unis est une simple séparation de biens et n'implique aucune malveillance réciproque, page 301.
Le livre de Corbon, le Secret du peuple de Paris, page 302. — L'État moderne n'a aucun intérêt à favoriser un « prodigieux développement d'aspirations ayant pour objet exclusif les choses de ce monde », p. 302.
La question de la séparation des Églises et de l'État dépend des antécédents de chaque peuple et du nombre des confessions, page 303. — Les idées les plus raisonnables et les plus politiques à ce sujet ont été formulées par deux athées, David Hume et Adam Smith, page 304. — L'intimidation est un mauvais ressort de gouvernement, surtout à l'endroit des influences spirituelles, page 304.
Absurdité de l'objection que l'État, en soutenant différentes églises, propage nécessairement l'erreur, page 304.
Appendice à la quatrième édition : la séparation de l'État et des Églises effectuée en France en l'année 1905, page 306 294