‹ L'Etat religieuxChapitre 29 sur 98 · II. — Règles pour la formatiou intérieure · texte numérisé non relu

II. — Règles pour la formatiou intérieure

1) Bien faire les exercices de la première probation ; car plus le coup porté au vieil homme dans ces exercices sera rude, moins le vieil homme aura d'espoir de se relever.

2) Durant la première probation, apprendre exactement les méthodes de prier, de méditer, de sexami-

(1) Nous les empruntons à deux grands maîtres, saint Alphonse de Liguori et le P. Lancitius cité par le P. Valuy.

ner en usage dans l'institut , et s'en servir avec une grande confiance.

3) Méditer profondément et jusqu'à pleine conviction la fin de l'homme , et de temps à autre prendre quelques heures pour insister sur ce sujet fondamental.

4) Se pénétrer si vivement de la laideur, des châtiments et des suites du péché mortel et du péché véniel, que pour rien au monde on ne consentit à les commettre.

5) Songer que si les damnés ressuscitaient pour subir une nouvelle épreuve , ils ne négligeraient aucun moyen, aucune occasion de travailler à la gloire de Dieu et à leur salut: mais ne sommes-nous pas plus redevables encore à la souveraine majesté qui nous a préservés de l'enfer?

6) Dans certaines circonstances ménagées par la Providence, faire des actes héroïques d'humilité et de détachement, pour s'élever tout d'un coup au faîte de la vertu.

7) S'arrêter longtemps à la méditation des règles les plus difïiciles de l'Institut, en comprendre la lettre et l'esprit, s'y attacher de tout cœur, et aimer les exercices du noviciat, les avis qu'on y donne.

8) S'entretenir pieusement de choses spirituelles avec les novices fervents, et éviter la compagnie des tièdes qui comptent pour peu les petites règles.

9) Parler fréquemment au Père spirituel des voies dà la perfection, et s'ouvrir à lui avec une entière confiance, surtout dans les moments de tristesse.

10) Se porter avec une sainte avidité à la lecture des ascétiques, et plus spécialement de l'histoire et des ouvrages du fondateur et des premiers religieux de l'Ordre, pour en connaître et en prendre l'esprit. Lire lentement en réfléchissant : revenir à plusieurs reprises sur ce qu'on a lu ; se confronter soi-même avec les vérités dont on s'occupe ; bannir toute curiosité, et se proposer pour unique but son propre avancement dans la clévotion.

11) S'adresser souvent cette question : A quel dessein est-tu venu en religion ? Pour procurer à Dieu la plus grande gloire, par ta sanctification personnelle et la sanctification' du prochain.

12) Vaquer soigneusement à tous les exercices de piété, et recevoir avec la plus grande ferveur possible les sacrements de pénitence et d'eucharistie.

13) Rechercher les réprimandes publiques et particulières, autant pour s'numilier que pour se corriger de ses défauts.

14) Ne jamais s'excuser à moins que le Supérieur ne mette sur la voie de donner un éclaircissement ou une justification.

15) S'exciter dès le début, à lacquisition de la plus éminente sainteté, suivant ce conseil de saint Bernard : « Si vous commencez, commencez parfaitement; car , si vous commencez parfaitement , vous atteindrez bientôt au point culminant de la perfection. » Pour cela, faire tout par amour. Rien ne plaît tant à Dieu.

16) Faire avec diligence chaque jour l'examen de sa conscience, notant les gains ou les pertes et comparant un jour avec un autre jour, une semaine avec une autre semaine.

17) Au commencement de chaque mois , faire l'inventaire spirituel, se demandant où l'on en est par rapport à la réforme de sa vie ; répression des passions, du défaut dominant surtout, diminution des fautes, support des contradictions, ferveur dans lesactions ordinaires, désir toujours plus ardent et plus efficace de la perfection.

18) Gardez si bien le silence et les autres règles réputées petites par les tièdes , qu'on ne les viole en aucune circonstance ni aucune façon.

19) En parlant, ne pas élever la voix ; s'efforcer toujours d'amener la conversation sur des sujets pieux, la vanité du monde, l'amour envers Jésus et Marie, le iDonheur des saints, et la manière d'avancer dans la perfection.

20) Se former à une pureté de vie et à une délicatesse de conscience telles, qu'on n'ait presque aucune faute délibérée à accuser.

21) Si on tombe par surprise, se relever aussitôt par la confession, ou la contrition parfaite, et se remettre dans la paix, sans se décourager jamais. Confiance toujours !

22) S'habituer à ne jamais perdre une minute de

temps, mais s'occuper constamment, d'une manière agréable à Dieu, convenable à son état et conforme aux intentions du supérieur.

zo

Veiller à la garde des sens, observant scrupuleusement les règles de la modestie, pour fermer a l'ennemi les avenues de l'âme.

24) Se mortifier en tout selon la prudence et l'obéissance, dans la nourriture, le sommeil^ la vue, l'ouïe, etc.

25) Ne rien refuser de ce qui est demandé, pourvu que la règle autorise à l'accorder et que cène soit pas au préjudice d'un plus grand bien.

2o) ÎNe point condamner les paroles où les actions des autres, mais interpréter toute chose favorablement dans sa pensée, et au besoin de vive voix, par amour pour Dieu qui a créé Ihomme à son image et l'a racheté au* prix de son sang.

27) S'exercer à faire fréquemment des actes d'humilité, préférant les autres à soi, les traitant avec honneur comme meilleurs et dignes de tous respects et se tenant en esprit à leurs pieds.

28) Prier du fond du cœur pour ses ennemis passés, présents et futurs,

29) Recouriravec une confiance entière à Marie, aux anges et aux saints, par des oraisons jaculatoires.

30) Se rendre cet acte familier : «Mon Dieu, je veux faire et souffrir pour vous tout ce que vous voulez, et je veux éviter tout ce qui peut vous déplaire. » Et encore : «Mon Dieu, je vous offre le sang et les mérites de J.-G. aux mêmes intentions auxquelles lui-même les a offerts. »

31) Faire un recueil de notes spirituelles, y déposant, pour le retrouver plus tard et s'en pénétrer à loisir, ce qui a le plus frappé dans les lectufes et les exhortations, surtout ce qui a rapport au vice qu'on veut déraciner ou à la vertu qu'on prétend acquérir.

Telle est la règle quelenovice devrait avoir sans cesse sous les yeux, le manuel qu'il devrait avoir sans cesse dans les mains ; on ne peut en imaginer de plus court ni de plus complet, dit le P, Valuy.

§ IV. Exemples à imiter.

Il importe de voir comment les saints ont mis en pratique les maximes que nous venons de méditer. Rien n'est plus capable de nous exciter aies suivre nous-mêmes.

Saint Laurent Justinien, durant son noviciat chez les chanoines réguliers, s'appliqua à une régularité parfaite. Rien ne le flattait plus que de pouvoir pratiquer l'humilité; les bas emplois étaient ceux qu'il choisissait de préférence, et il portait les plus mauvais habits de la communauté. Il obéissait aussitôt que le moindre signe lui manifestait la volonté du supérieur. Dans les entretiens particuliers, il sacrifiait son jugement à celui des autres et cherchait en tout la dernière place, autant qull le pouvait faire sans affectation. Quand il allait quêter d!^ans les rues, il cherchait toutes les occasions de s'attirer le mépris et les railleries des gens du monde. Ayant un jour été dans un endroit où l'on ne pouvait manquer de le tourner en ridicule, son compagnon le lui fit remarquer; mais il répondit avec tranquillité : « Allons hardiment quêter des mépris. Nous n'avons rien fait si nous n'avons renoncé au monde que de parole ; il faut en triompher aujourd'hui par nos sacs et nos croix. » Il savait que les humiliations acceptées et souffertes avec joie sont le plus sûr moyen de remporter une victoire complète sur soi-même et de détruire ce fonds d'orgueil qui est en nous un des principaux obstacles à la vertu. Il comprenait encore combien il est avantageux de ne pas se contenter de celles que la Providence envoie et d'y en ajouter de volontaires, pourvu toutefois qu'on le fasse avec prudence et que l'on évite tout ce qui pourrait sentir l'affectation. Dans le cours de ses quêtes il se présentait souvent à la maison où il était né ; mais il n'y entrait point ; il restait dans la rue et demandait Taumône à la porte. Sa mère n'entendait jamais sa voix sans être attendrie. Elle avait beau recommandera ses dômes-

tiques de lui donner avec prodigalité, il ne recevait que deux pains; après quoi il souhaitait la paix à ceux qui l'avaient assisté et se retirait comme s'il eût été étranger. Le magasin où était la provision annuelle de la communauté ayant été bx'ûlé, il dit à un frère qui se lamentait : « Pourquoi avons-nous fait vœu de vivre dans la pauvreté ? Dieu nous a fait cette grâce afin que nous puissions la ressentir! » C'était ainsi qu'il découvrait son amour pour les humiliations et les souffrances, et qu'il pratiquait toutes les vertus qui en sont les suites et qui en font le principal mérite.

Dès qu'il eut renoncé au monde, il s'accoutuma tellement à se rendre maître de sa langue, qull ne disait jamais rien pour se justifier ou s'excuser. Ayant été un jour accusé dans le chapitre d'avoir transgressé un point de la règle, il garda le silence, malgré la fausseté de l'accusation. On doit remarquer qu'alors il était supérieur; il quitta sa place; puis ayant fait quelques pas les yeux baissés, il se mit à genoux, demanda pardon aux frères et pria qu'on lui imposât une pénitence. L'accusateur en eut tant de confusion qu'il alla se jeter aux pieds du saint, déclarant qu'il était innocent et se condamna hautement lui-même. Laurent redoutait si fort la dissipation que, depuis le jour de son entrée dans le monastère jusqu'à celui de sa mort, il n'entra dans la maison paternelle que pour assister sa mère dans ses derniers moments.

Dès sa parfaite conversion, sainte Catherine de Gênes déclara d'abord une guerre irréconciliable à tous ses sens, et résolut de leur refuser tout ce qui était capable de leur donner du plaisir et de les molester de toutes les manières que la sainte haine d'elle-même lui suggérait. En effet, lorsqu'elle voyait que sa chair recherchait quelque chose, elle l'en privait aussitôt et lui faisait souffrir tout le contraire. Elle portait des cilices piquants, et se couchait sur des faisceaux d'épines et sur des planches nues, plus capables de lui briser les os que de lui donner du repos. Elle ne mangeait point de viande, ni de fruits nouveaux, ni d'autres aliments qui pussent flatter le goût, ou offrir une bonne nourriture, mais seulement des choses in-

sipides et de peu de valeur. Néanmoins, comme le grand excès de son amour avait allume dans ses entrailles un feu qui la dévorait jusqu'aux os, elle souffrait sans cesse une faim extrême. La vue, louïe et la parole ne lui servaient que pour des usages nécessaires, ou pour procurer la gloire de Dieu et le salut du prochain.

Dès qu'elle sentait en elle de la répugnance à une mortification, elle l'attaquait avec une force et un courage intrépides, et ne la quittait point qu'elle n'eût surmonté cette opposition. Ainsi, si le cœur lui bondissait en voyant des cadavres en putréfaction, du pus sortant des ulcères, ou d'autres objets répugnants a la nature, elle en approchait aussitôt ses lèvres, et quelquefois même elle s'en mettait dans la bouche, ce qui la rendit victorieuse de toutes ses répugnances et mortifia parfaitement tous ses sentiments.

Dieu lui faisant la grâce de reconnaître ses plus petits défauts et les moindres recherches de la nature et de l'amour-proprequi se glissaient dans ses actions, elle était admirablement prompte et exacte à les arracher et à les détruire. Tous les jours, elle faisait régulièrement six heures d'oraison mentale, dans une posture très humiliée, quelque peine qu'y eût la sensualité et quelque effort qu'elle fit pour l'obliger à y donner moins de temps.

Nous ne citons pas ces héroïques exemples pour qu'on les imite en tout; mais pour montrer comment les saints combattaient la nature.

Saint Gésaire d'Arles, étant tout jeune encore, s'échappa des mains de ceux qui voulaient s'opposer à sa vocation, arriva à Lérins où saint Porchaire, qui en était abbé, lui donna l'habit de la Congrégation, au grand contentement des Pères. Il se rendit aussitôt un modèle de vertu dans le monastère, car il était le plus diligent aux veilles ; le plus soigneux pour l'observance de la Règle, le plus prompt à l'obéissance, le plus assidu au travail, le plus humble dans l'exercice des ministères du cloître et le plus admirable en modestie et en douceur; de sorte que les plus anciens

furent bien surpris de voir un jeune homme, qu'ils avaient reçu pour l'instruire dans la discipline régulière, déjà consommé dans la pratique de toutes les vertus religieuses. Ces vertus lui méritèrent d'être nommé archevêque d'Arles, à l'âge 33 ans.

Bernard se disait souvent à lui-même pendant son noviciat à Citeaux : Bernard, pourquoi es-tu venu ? Et il s'excitait par là à devenir un saint. Son union avec Dieu reluisait sur son visage, de telle sorte qu'en le voyant, on pensait à la parole qu'il redisait souvent : « Si vous désirez vivre dans cette maison^ il faut laisser dehors le corps que vous apportez du monde; car les âmes seules sont admises en ce lieu; et la chair ne sert de rien. »

La pratique constante de la mortification finit par amortir sa nature à tel point, que, ne vivant plus que par l'esprit, il voyait sans voir, il entendait sans entendre, mangeait sans goûter, et à peine conservaitil quelque sentiment pour les choses du corps. On rapporte que plus d'une fois il lui arriva de boire, sans s'en apercevoir, de l'huile ou quelque breuvage pour de l'eau ; il ne savait pas, au bout d'un an de noviciat, si la pièce destinée au dortoir était plate ou voûtée, il ignorait s'il y avait des fenêtres au bout de l'oratoire où il priait tous les jours. La chose uniquement nécessaire l'absorbait tout entier et concentrait toutes ses pensées.

Sa conscience devenue plus délicate à mesure qu'elle s'était épurée davantage, ne supportait plus aucune imperfection, et la faute la plus légère donnait des angoisses au jeune novice.

Il gardait exactement le silence et ne parlait jamais que lorsqu'il voyait que parler valait mieux que se taire. Sa compagnie néanmoins, n'étaitpointàcharge; et il savait si îsien accommoder sa modestie, avec une charitable condescendance à l'infirmité de ses confrères, que nul ne sortait mécontent d'avec lui. Son plaisir était d'avoir des habits pauvres et usés, sans néanmoins être malpropre. Il n'allait au réfectoire que comme à un lieu de supplice, de sorte que la pensée qu'il fallait manger lui ôtait quelquefois tout l'appétit. Il fuyait le sommeil comme l'image de la mort.

et lorsque la nécessité l'obligeait à prendre du repos, il le faisait si légèrement qu'on pouvait presque dire qu'il ne dormait point. Malgré ses abstinences, Dieu lui donna la force de prêcher sa parole devant les rois et les peuples : de faire des voyages dans des pays fort éloignés pour la défense de l'Eglise ; de fonder, de son vivant, cent soixante maisons de son Ordre ; d'être l'arbitre de tous les grands différents de la chrétienté; d'apaiser les schismes, de confondre les hérésies, de pacifier les royaumes, d'étouffer les guerres entre les souverains ; d'armer toute lEui'ope contre les infidèles, et d'être sur la terre la terreur de tous les méchants et le puissant protecteur de la justice et de la vérité

Avis à ceux qui se préoccupent trop de leur personne. Qu'ils ne fassent pas des excès, mais qu'ils ne craignent pas de suivre la règle, tout en faisant connaître leur état à leurs supérieurs. Sainte Thérèse a dit qu'on ne fera jamais grand progrès dans la vertu, si on a trop de souci de sa santé.

Après avoir, par une fermeté admirable, triomphé de l'opposition de sa famille, saint Jean Berckmans, sous les auspices de Marie, fit le samedi 24 septembre 1616, son entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Malines. A peine en eut-il franchi les murs, qu'il ne put retenir ses larmes de joie ; et elles ne cessèrent pas jusqu'au soir de couler doucement, tant son émotion était profonde. Il se croyait dans le séjour des Saints ; et, dès cette heure il y vécut comme les Saints. Il se fit surtout remarquer par une fidélité parfaite et constante à la Règle, par l'amour des humiliations et par une application continuelle à mortifier ses sens. Dieu l'éprouva par de grandes désolations et de grandes sécheresses, dans ses exercices de piété ; mais cela n'altérait en rien la sérénité de son visage, qui ne se démentit jamais un seul instant.

Ses frères lui demandaient-ils parfois le secret de sa fidélité constante à la Règle et de son attrayante amabilité, il avait coutume de leur signaler aussitôt la double source intarissable à laquelle ont si large-

ment puisé tous les grands Saints des derniers siècles, la dévotion au Saint-Sacrement de l'autel et à ta très pure Mère de Dieu.

Le premier objet du zèle et de la charité du saint novice était avant tout le service et la sanctification des frères dont il partageait la vie. Pour eux, il ne semblait connaître ni obstacle ni répugnance ; et dès qu'il était question de les consoler, son intérêt propre et ses aises ne comptaient pour rien. Plusieurs, dont la vocation était chancelante, le virent même se mettre à genoux devant eux, sans aucun respect humain, . les suppliant, au nom du Sauveur et de sa miséricordieuse Mère, de retarder au moins leur départ pour le monde d'un ou deux jours. Puis, dans cet intervalle, il savait leur trouver tant et de si puissants intercesseurs, il offrait lui-même pour eux tant de prières et de pénitences, que Dieu, ne pouvant se résoudre, pour ainsi dire, à laisser une telle charité sans récompense, relevait soudain, par un merveilleux changement, ces coeurs abattus , et leur faisait retrouver avec joie toutes les douceurs du paradis dans cette vie qui leur avait semblé naguère intolérable.

Ce dévouement si actif et si délicat de Jean Berckmans, en face du péril ou de la douleur d'un seul de ses frères, ne lui laissait goûter aucun repos, tant qu'il n'avait pas mis tout en œuvre pour les secourir. L'un deux ayant rendu le dernier soupir au moment où la cloche du noviciat donnait le signal du coucher, il alla solliciter en toute hâte la permission de ne pas se livrer au sommeil, avant d'avoir récité avec ferveur trois chapelets entiers pour l'âme du défunt; se réjouissant d'offrir une partie de son repos pour celui d'une âme si chère, qui, peut-être, lui dût de ne pas languir jusqu'au lendemain dans les flammes de la justice de Dieu.

Heureux noviciat que celui où on s'efforcera d'imiter de tels modèles !

TROISIÈME S£CTIO.\

Sur ce beau sujet, exposons d'abord les lois de l'Eglise; puis faisons connaître le bonheur de l'âme qui se consacre à Dieu par les saints vœux ; et enfin disons les effets de la profession.

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