DES EFFETS DE LA PROFESSION
D'après saint Thomas, la profession solennelle faite en état de grâce, remet toute la peine du péché. Elle éteint tous les vœux faits avant elle, même celui d'embrasser une religion plus parfaite. La profession des vœux simples ne peut que suspendre les vœux qui la précèdent; cependant, d'après Craisson, celui qui l'aurait faite, ne serait pas tenu d'accomplir le vœu d'entrer dans un ordre plus parfait, si ce vœu l'avait précédée. Mais les autres vœux ne sont que suspendus, tant que le religieux reste au couvent, s'ils sont incompatibles avec la profession; s'ils sont possibles en même temps qu'elle, ils obligent leprofès, d'après une opinion que saint Liguori appelle certaine. Cependant si , avant sa profession religieuse , le profès avait eu l'intention de commuer les vœux qu'il avait faits auparavant en ceux de religion, les vœux antérieurs cesseraient de l'obliger. La profession même des vœux simples dissout les fiançailles, au moins pour la partie restée dans le monde ; et la profession solennelle dissout le mariage contracté et non consommé . Quant à l'irrégularité, la profession solennelle seule l'enlève. La profession même des vœux simples soustrait le profès à la puissance paternelle, et le remet entre les mains de ses supérieurs.
DE LA PROFESSION lôl
Puissc-t-il rester fidèle jusqu'à la mort aux saints engagements qu'il a pris ! C'est à cette condition qu il recevra la couronne de gloire que Dieu a promise à ceux qui l'aiment.
Nous avons donc traité de l'état religieux, de son excellence, de ses avantages. Nous avons parlé du noviciat et de la profession qui le couronne. Il nous reste à traiter des obligations et des privilèges des religieux.