SCÈNE IV ADRIENNE, BRIQUEVILLE
Briqueville sHnstalle dans son fauteuil sans cesser de ;rgarder Adrienne, Celle-ci s'assied à la place qu^elle occupai/ au lever du rideau, — Petit moment de silence,
Adrienne. — Là . . . êtes-vous bien ? . . .
S Briqueville. — Oh ! oui ... je suis bien.
Adrienne, ouvrant le livre et commençant à lire, — Deuxième volume. Chapitre premier. D'Artagnan resté seul avec madame Bonacieux ...
Briqueville, s* enfonçant dans son fauteuil, — Tout à fait 10 bien. . . .
Adrienne, reprenant, — D'Artagnan resté seul . . . Briqueville, interrompant encore, — Tout à fait . . . tout à fait ... je ne saurais trop le dire, ni trop vous remercier; car si je suis aussi bien que cela, c'est à vous que je le dois. 15 Adrienne. — Oh! à moi ...
Briqueville. — Oui, oui, à vous. . . .
Adrienne. — S'il en est ainsi, je suis bien aise d'être , venue voir ma tante. {Reprenant,) D'Artagnan resté seul avec . . .
20 Briqueville, interrompant encore. — Et certainement si, il y a deux mois, le jour oîi je suis arrivé ici, quelqu'un m'avait annoncé que je serais aujourd'hui d'aussi joyeuse humeur, j'aurais répondu à ce quelqu'un qu'il ne savait pas ce qu'il disait; car je n'étais pas gai, allez, le jour où je
25 suis arrivé ici, je n'étais pas gai du tout. Un neveu à moi ... j'ai un neveu ... un garçon que j'adorais autant que le père le plus tendre a jamais adoré son fils . . . Eh bien ! jj venait de se conduire avec moi d'une façon indigne, il avait payé mon affection de la plus noite itv^T^AÀXMà^.