‹ L'été de la Saint-Martin (volume 5)Chapitre 10 sur 43 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

BRIQUEVILLE

Et tout ce que la pauvre femme a pu obtenir de moi, ç’a été de tolérer votre présence dans la maison, à condition que jamais je ne vous rencontrerais...

ADRIENNE, allant vers la droite.

J’avais une peur, je me sauvais bien vite dès que je vous apercevais....

BRIQUE VILLE, regardant Adrien no qui s’est éloignée de lui.

Malgré tout, un jour, nous nous sommes trouvés l'un en face de l’autre, dans un couloir...

ADRIENNE

Ce n’était pas ma faute!..

BRIQUEVILLE

J’en suis bien sûr. .. mais enfin nous nous sommes trouvés l’un e:i face de l’autre.. . et il a bien fallu vous regarder...

Hélas !

BRIQUEVILLE, se rapprochant un peu d'Adrienne.

Je vous ai regardée... et ma foi, je vous ai trouvée trèsgentille...

ADRIENNE

Et ma foi... vous n’avez pas eu tort...

Elle se rapproche de Brijueville.

BRIQUEVILLE

Une heure plus tard, quand madame Lebreton est entrée pour m’apporter mon café, vous êtes entrée derrière elle...

ADRIENNE, s’approchant tout à fait de Briqueville.

Je portais le sucrier, moi...

BRIQUEVILLE

Oui... Et il a été sucré, ce soir-là, mon café, car, pour vous voir de plus près, pendant plus longtemps, j’ai pris dans le sucrier, je ne sais combien de morceaux... Et puis nous avons causé, et je me suis aperçu que vous étiez pour le moins aussi agréable à entendre qu’à regarder... je vous ai

lu

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