SCÈNE SEIZIÈME
ne pouvant parler... et puis, quand la parole lui est revenue... qu’ils partent... qu’ils sortent de chez moi... tout de suite.. . que jamais je ne les revoie... allez leur dire., et quand ils seront partis, vous aussi vous partirez... les malheureux, s’être ainsi joués de moi!..
ADRIENNE
Il a dit cela?..
MADAME LEBRETON
Oui...
NOËL, à Adrienno.
Allons, viens, allons-nous en....
Il remonte un peu.
MADAME LEBRETON
Je voudrais vous retenir, monsieur Noël,... mais je n’ose pas... moi, vous comprenez, ça s’arrangera toujours... mais vous..; j’aurais peur vraiment, s’il entrait, s’il vous trouvait
NOËL
N’ayez pas peur, nous partons.
ADRIENNE, i\ madame Lebreton.
Et maintenant, comment est-il?
madame lebreton.
Pas bien, pas bien du tout... ce n’est pas votre faute, et vous l’avez fait le plus innocemment du monde... mais là, vrai... vous lui avez versé d’un vin un peu trop fort pour sa pauvre vieille tête ! aussi, quand je l’ai vu dans cet état, au lieu de gronder ou de me moquer de lui — il le méritait bien pourtant — je n’ai pas pu y tenir, et je lui ai demandé pardon du mal que nous lui avions fait sans le savoir !... Qu’est* ce que vous voulez?... C’était bête comme tout, de sa part, d’être malheureux, mais enfin, ça avait beau être bête... il n’en était pas moins très-malheureux. j
NOËL, à Adrienno. * . ?
Tu avais raison tout à l’heure... allons -nous-en...
Mouvement de sortio de Noël et d’Adricnne vers la perte du fond. Parait Briqueville ; Noël et Adrienno s’arrêtent.
Madame Lebreton, Noël, Adrienno. ,