‹ L'éternelle utopie étude du socialisme à travers les âgesChapitre 14 sur 49 · L^ÉT£RN£LL£ LXOPIE · texte numérisé non relu

L^ÉT£RN£LL£ LXOPIE

qui avait la manie d'écrire inclinait vers l'Eglise romaine ; c'est lui qui traduisit la Monarchie Espagnole, Nous sommes en Taa i6â0. Les guerres de religion, qui venaient d'éclater, donnèrent à cette traduction une portée plus considérable. Besold appartient à cette classe de jurisconsultes qui répondent à toutes les questions par oui ou par non ou par c'est selon. Finalement, il en abandonne la solution à la Providence. 11 en est ainsi de sa vie. Après une union sans enfant? (|ui avail duré vingt-quatre ans, il fait le vœu de se convertir à l'Eglise romaine, si un descendant lui arrive, et, chose admirable son vœu est accompli. Lei*'aoâtl630,ilse convertit secrètement ; après la bataille de Nordlinsren, qui eut des suites si funestes pour le Wurtemberg, il se rallia publiquement à TËglise romaine ; avec un zèle de néophyte, il employa ses connaissances juridiques pour arracher à la maison de Wurtemberg les couvents qu'elle avait sécularisés. Pendant quatre années entières, il siège au sénat de Tubingue en vrai Jésuite, qui juge que tout ce qui existe est faux, et il achève sa vie à expliquer les Pandecles à Ingolstadt'.

£n face de lui, la physionomie d'Andrese apparaît comme une image lumineuse ; cette trahison de la patrie par son vieil ami lui cause la plus profonde douleur. A l'époque où le malheureux Besold abandonna sa rehgion et trahit sa patrie, Andréas écrivit trois

^ Sur la conversion de Besold, voir Hossbach, /. c, page 191 et s. ; et suiloul Mo.ser, Pairiut. Arc/ao., III, pa:jes 431-472; et, en général, sur Hesold, considéré coiiiiJie jurisconsulte, voir Muthkr dans la Dioffrap/iie allemande générale, II, page 556. (Des noUces biblionrr aphiques pins nbnnflaiiles se trouvent dans le lexique juridique de Uoilzeudorif, 1, page 340.)

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