‹ L'Éternité, retraite de Notre-DameChapitre 11 sur 13 · RÉSUMÉ OU SOMMAIRE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ OU SOMMAIRE

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Messieurs,

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LES HYPOTHÈSES

que la raison elle-même, bien loin de protester contre ces deux grands témoignages, les approuve plutôt qu'elle ne les désapprouve, et dans un sens vrai.y joint son propre témoignage' Nous avons vu.cn second lieu.commentaucune des objections dirigées contrenotradogme, n'a la puissance de l'ébranler. Ces objections qui,p ur la plupart, naissent de la faiblesse de notre esprit, de l'ignorance de la doctrine et des exigences de nos passions, manquent absolument de force pour vaincre un dogme appuyé sur sa démonstration. Fussent-elles pour nous insolubles elles n'auraientpasencorela puissance de prévaloir contre le dogme établi. Et vous avez p u

comprendre comment les principales objections tirées delà Providence, delà justice et de l'amour de Dieu, non seulement n'entament pas la vente de no t re dogme, mais sont, elles-mêmes, réfutées par la raison.

Nous avons vu, enfin, que toutes les hypoheses qu'on essaye de substituer au dogme de la peine éternelle, manquent absolument de principes rationnels et de témoignages autoritaires, et sont elles-mêmes, sous leur triple forme, condamnées devant le double tribunal de la raison et de l'autorité.

ÉTÉ UNITÉ DES PEINES

Donc, que l'on ne vienne plus nous dire qu'aucune donnée certaine de la « raison ne nous conduit à l'affirmation de l'Eternité des peines. » Eh! que nous importe, puisque le dogme s'appuie sur des autorités humainement et divinement irréfragables, et que la raison elle-même, bien loin de le nier, incline plutôt à l'affirmer? \

Qu'on ne nous dise plus que l'esprit humain soulève contre la peine éternelle des difficultés réputées insolubles ; alors qu'il n'en est pas une seule qui l'entame victorieusement, et que nos réponses triomphent mieux des objections, que les objections ne triomphent de notre dogme.

Qu'on ne vienne plus nous dire, surtout, que pour remplacer le dogme de l'Eternité des peines et pour résoudre le problème de la Destinée, on a trouvé des solutions plus rationnelles et partant plus acceptables ; alors que parmi ces hypothèses, qui ne s'appuient sur aucune autorité, il n'en est pas une que la raison ne désavoue et que le bon sens ne condamne.

Ainsi, bien que la raison laissée à elle-même ne démontre pas, avec une certitude complète, notre dogme de l'Eternité despeines;ilrésiste,par les témoignages qui l'appuient et par la raison elle-même, à toutes les attaques que dirigen t con-

LES HYPOTHÈSES

trelui tous les scepticismes et tous les rationalismes. Et la résistance qu'il oppose, depuis bientôt deux mille ans, aux erreurs, aux ignorances, aux préjugés, et surtout aux passions qui l'attaquent, il l'opposera jusqu'à la consommation des siècles.

Manifestement, Messieurs, ce dogme sera toujours le scandale des libres penseurs et la terreurs des libres viveurs; et toujours les uns et les autres auront intérêt à se débarrasser d'une vérité qui les importune, les déconcerte ou les épouvante. -L'orgueil et la volupté notamment se donneront toujours la main, et se prêteront mutuellement leurs armes, pour attaquer un dogme qui les gêne . Mais il ralliera toujours autour de son mystère les âmes droites et verueuses, qui n'ont aucun motif d'égoïsme intellectuel ou d'égoïsme sensuel pour supprimer' la foi aux destinées éternelles; parce que, malgré le côté obscur de son mystère, ce dogme seul donne de la Destinée, une notion nettement définie ; et qu'eu debors de cette grande donnée tbéologique, la Destinée demeure dans le vague de l'indéterminé et de l'inconnu, enveloppée d'un impénétrable nuage et du plus incompréhensible des mystères.

ÉTERNITÉ DBS PK, NES

Donc que la libre pensée en prenne son parera comme passe la poussière „„ ,. n ° ™ e T .%

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LKS HYPOTHÈSES

Messieurs,

Le temps nous est mesuré; et il me force de m'arrèter ici. Un dernier mot, pourtant, sur ce grave sujet de l'Eternité.

Pour le compléter, surtout au point de vue plus pratique, il me restait à vous dire quelle est, dans le temps, notre situation vraie par rapport à l'Eternité. J'aurais voulu la résumer par ces trois affirmations qui se tiennent en se complétant, et qui, par leur importance, ont particulièrement droit à occuper notre religieuse pensée :

Nous allons à l'Eternité.

Nous approchons de l'Eternité.

Nous touchons à l'Eternité.

^ En d'autres termes : l'Eternité est inévitable; elle est proche ; elle est présente.

Je regrette de ne pouvoir donner à ces trois pensées le développement qu'elles comportent. Peut-être nous sera-t-il donné d'y revenir.

En attendant, emportez-les dans vos âmes comme le fruit saintement austère de ces exercices. Dites-vous souvent, au chemin de cette vie, où Dieu vous donne de marcher encore :~

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Je vais à mon Eternité; elle m'attend; j'y arriverai.

Je suis près de mon Eternité; je vais y arriver.

Je touche à mon Eternité; voici que j'y arrive.

Non seulement mon Eternité est inévitable , non seulement elle est proche, elle est actuelle : rien ne m'en défend, rien ne m'en sépare, et à l'instant même, si Dieu le veut, j'y tombe.

Ainsi, Messieurs, maichons.., d'étape en étape, dans cette vie voyageuse, le regard de l'âme fixé sur l'Eternel. Dieu nous fera-t-il encore nous retrouver ensemble à l'une de ces religieuses stations du temps, d'où l'on découvre mieux l'Eternité?.. Je l'ignore. Puissions-nous du moins, c'est l'ambition et le vœu de mon cœur d'apôtre, puissions-nous, après avoir regard 's ensemble, au chemin, cette Eternité qui nous attend, nous retrouver tous, au terme, dans l'inénarrable béatitude que Dieu nous réserve dans son sein.

2 XAinsi soit-il.

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