Christian, Ann. méd. psych., 1886, II, p
2. Magnan, Recherches sur les centres nerveux, p. 67. 3. Ponchet, Journal des Praticiens, 1900, p. 27.
UE à Are
est au centre respiratoire et non au cœur. Il n'est pas sans intérêt de remarquer que tous les toxiques épileptisants en général produisent la mort par arrêt de la respiration et non par inhibition cardiaque. Nous trouvons donc dans les toxiques qui influencent le plus le système moteur, — le furfurol, l’aldéhyde salicylique, les poisons tétanisants — en même temps que des effets psychologiques spéciaux, une électivité spéciale pour le centre respiratoire.
En ce qui concerne la sensibilité périphérique, certaines paresthésies ont été notées par les observaleurs. La peau donne la sensation d'être « vide », tout le corps semble plus léger. Selon Maupassant, celte sensation de vide et de légèreté se manifesterait d’abord dans la poitrine, puis dans les membres. Cette sensation est en partie tactile et en partie musculaire. Gerdy parle d’engourdissement, de cha leur, de fourmillement très nets et d’un tremblotement continu, comparable à celui d'une corde vibrante. (1). Les musclés, eux aussi, éprouvent une trépidation, comme nous avons déjà vu.
Les premiers auteurs ont été frappés du caractère particulier qu'offre, dans l'éthérisation, la notion de la douleur. Longet note l’analgésie pure, c’est-à-dire sans anesthésie, chez les malades opérés par Malgaigne et Velpeau (2). Moreau, de Tours, a observé sur lui-même une analgésie spéciale consistant en une
douleur perçue, mais non assimilée, € comme par
1. Hart, British Medical Journal, 18 oct. 1890. 2. Duüuhem, Progrès médical, 1907.