LAS NE
suite d’un état de distraction » (1). Maupassant observe, lui aussi, que les douleurs par lui éprouvées dans sa migraine ophtalmique commencent par Jui être indifférentes avant de devenir nulles.
Diverses paresthésies d'ordre tactile ou moteur ont été déjà signalées (légèreté, décompression, frémissement). Le sens de l'équilibre — en effet — paraît un peu atteint : certains malades ont accusé dans l'ivresse éthérique des sensations de lévitation. Un malade de Clérambault croyait voir des punaises et, cherchant à les attraper, s’étonnait de ne pas les saisir ; un éthylique, en pareil cas, y réussit presque toujours.
Les troubles auditifs sont peu accusés ; Maupassant a constaté sur lui-même, dans l'ivresse légère, « un murmure vague qui devient bientôt du bourdonnement », puis, à la période d'analgésie, il entend « des voix, quatre voix, deux dialogues, sans rien com prendre des paroles ; tantôt ce n’étaient que des sons indistincts, tantôt un mot me parvenait ; mais je reconnus que c’étaient là simplement les bourdonnements accentués de mes oreilles ». Finalement le sujet se sent être « le champ de lutte des idées ». IL semble que le centre auditif verbal n'entre en jeu que secondairement et par éclairs. Dans l’intoxication profonde, le centre auditif protubérantiel semble rester le dernier à s'endormir, comme dans la chloro-
formisation ; peut-être les centres auditifs corticaux