‹ L'étincelle électriqueChapitre 16 sur 44 · multiplicateurs magnéto-dynamiques · texte numérisé non relu

multiplicateurs magnéto-dynamiques

De même qu’il est possible de faire servir une faible source d’électricité à engendrer une quantité indélinie d’électricité, grâce aux effets de ïinfluence électrostatique, on peut aussi faire servir un faible courant à engen-

A1‘PAHEILS PUODUISAiAT L’ÉTliNCEi.LE ÉLEETIUQUE. 81)

drer un courant d’une grande puissance et d’une durée indéfinie, en ayant recours aux effets de Yinchictioîi magnéto-électrique. Ce problème a été résolu définitivement d’abord par M. Wilde en Angleterre, puis quelque temps après, sous d’autres formes, par M. Werner Siemens (janvier 1867), par M. Charles Wlieatstone (février 1867) et M. Ladd (mars 1867). Nous allons montrer la connexion qui existe entre ces divers systèmes de multiplicateurs magnélo-dyîiamiques ; et aussi entre eux et les machines magnéto-électriques précédentes.

Il est évident que l’iîimant de l’appareil de Siemens et Halske peut être remplacé par un électro-aimant, animé par un courant soit voltaïque, soit faradaïque, pourvu que ce courant ait une direction et une intensité constantes.Supposons qu’on ait recours à un courant magnétofaradaïque, produit par un appareil de Siemens, que ce courant anime ensuite l’électro-aimant qui tient lieu de l’aimant dans un second appareil de même espèce. La rotation de la bobine de ce second appareil va développer un second courant dans le circuit de cette bobine.

Ce second courant peut-il être plus intense que le premier? L’affirmative était probable, à condition que le fer du second appareil fût plus grand que l’aimant du premier, c’est en effet ce qu’avait observé pour la première fois M. Sinsteden en 1851 et ce qui a conduit M. Wilde à un multiplicateur nouveau. Son appareil (fig. 19) se compose de deux appareils de Siemens et Halske superposés et de grandeurs inégales, avec cette modification que dans le plus grand l’aimant est remplacé par un fort électro-aimant.

Au sommet s’élève l’aimant du petit appareil M que nous appellerons Vexcitateur. Entre ses deux branches tourne une bobine dont les pôles sont maintenus par le commutateur r avec un signe constant aux boutons isolés q et py comme il a été dit dans le paragraphe qui précède.

LES MEIlVElLLES DE L’ÉTIiNCELLE ÉLECTRIQUE.

Au-dessous est placé le grand électro-aimant AB. Les deux branches sont formées par de grosses plaques de tôle, et le coude du fer à cheval est représenté par une plaque de fer qui porte l'excitateur; les pôles de cet électro-aimant sont dans les masses de fer T, T, séparées par une plaque de cuivre z, et formant une cavité cylindrique dans laquelle tourne la seconde bobine de Siemens. Nous nommerons générateur cette partie de l’appareil.

Les deux bobines sont exactement semblables ; la plus grande a un diamètre triple de l’autre. A ses pôles sont adaptés les fils du conducteur extéjideur.

Le fil de cuivre isolé qui enveloppe les branches AB du gros électro-aimant aboutit aux pôles q, p de l’excitateur.

A l’aide de deux courroies de transmission et d’un moteur convenable, on fait tourner les deux bobines, la petite avec une vitesse de trente à quarante tours par seconde, la grande avec une vitesse de vingt-cinq tours. Alors les courants induits dans l’excitateur entretiennent le gros électro-aimant fortement aimanté, et les courants induits dans le générateur sont utilisés en dehors. Leur intensité est considérablement supérieure à celle des courants de l’excitateur. Le problème est donc résolu.

On se fera une idée des dimensions exactes de la machine en sachant que les branches A B du gros électroaimant avaient un mètre de hauteur dans la première machine qui fut construite; et que le fil qui les recouvrait avait plus d’un kilomètre de longueur. Aussi l’arc voltaïque surpassait tous ceux qui avaient été viis jusqu’alors.

M. Wilde fit plus encore. 11 fit passer le courant du générateur de sa première machine dans un électroaimant plus grand que le précédent (il avait un tiers de mètre de plus en hauteur), et également muni dhine bobine de Siemens. Son premier générateui* servait ainsi d’excitateur dans sa nouvelle machine. Cette fois, il fal-

Al'PAllElLS PliODlJlSANT L’ÉTINCELLE ÉLEGTUlüUE. 91 lut un ruoleur de 15 chevaux-vapeur pour la inellie en

rig. 19. — Multiplicateur magnéto-dynamique de Wilde.

mouvement, tandis que la première machine n’exigeait

Page 1