II. — En effet, dans une séconde catégorie de fait$, la
kératinisation ES défectueuse. Elle serait attribuable,
d’après DOUBLE à une Re du derme sous-jacent. Pour BAZIN, c'est la simple albification de la peau au niveau des taches, le derme unguéal ne pouvant, d’après lui, être mis en cause, puisqu elles se nn avec l’accrôissement
de .
ANCEL supDrse qu'une: vascularisation:, ASE aber du derme produit en certains points une sécrétion: épidermique abondante causant ces : opacités partielles. C’est’ un processus épidermisant à rapprocher de celui des leucoplasies buccales. Il est un fait, c’est que chez tous les, porteurs. de taches unguéales, dont l'étiologie traumatique est à écarter et à rapprocher, au contraire, de troubles généraux accompagnant la déminéralisation, on trouve de l'hypotension. Elle entraîne une dystrophie dans l’onychogénèse normale, Ja matrice créant un épiderme type-cutané äu: lieu d’un épiderme type unguéal. Des phénomènes de névrites péri: phériques peuvent coëxister amenant des lésions analogues
à celles de la leucoplasie buccale : kératosa connue.
ARLOING. pense à. la présence accidentelle et temporaire
à la surface de la matrice unguéale du stratum granulosum
de l'épiderme ; cette couche n’a jamais son homologue dans
l’ongle normal. Dans une série: de coupes d'ongles marbrés
de blanc, il a remarqué, entre des rangées de cellules ordià
naires, la présence de lits de cellules Tor de:granulations d’éléidine.
Ii serait séduisant de voir dans ces taches des dépôts de: sels calcaires, nous n’avons pu y conclure faute d'examen
chimique.
Nous avons observé soit une infiltration de bulles d’air par avaries ‘de coupes imputables à la délamination facile du limbe plus fragile et plus friable au niveau des taches ; soit la disparition A des cellules et la présence d’éléidine rapprochant cés taches de l'épiderne cutané normal, véritable kératose, assimilable à la leucoplasie, les ramenant
au type de l’onychogénèse primitive.
che — Des constatations si dissemblablés semblent 1incompatibles. Ce n’est qu'une apparence. Tous les auteurs apportent une part de vérité dans leurs recherches et les deux catégories de faits sont conciliables. Le premier groupe d’auteurs a conclu à une infiltration d’air au niveau des taches du limbe pour deux raisons : d’abord parce que leurs préparations histologiques portent sur des leuconychies causées par des traumatismes ayant entraîné une moindre cohésion des cellules et de véritables délaminations du limbe. Ensuite, parce que souvent ils ont eu les avaries de préparations tenant à la fragilité spéciale des coupes effectuées au niveau de ces taches. En fin de compte | eux aussi, COncluent à un trouble de la kératinisation. |
Le penses groupe d'auteurs rapporte le vice de kératinisation non plus au niveau du limbe, mais au niveau de la.
matrice, ou des phénomènes vasculaires et de névrites com-
binés tant d'ordre local que général, amènent des lésions comparables à la leucoplasie. Cette dystrophie est une véritable épidermisation locale : caractérisée par la présence anormale d'éléidine, du stratum granulosum, couche n'existant normalement qu’au niveau de l’épiderme type cutané.
Nous préciserons ces données au chapitre pathogénique.